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L'absolution inconditionnelle pour Céline Lacroix

Le juge Marc Grimard de la Cour supérieure du Québec a donné l'absolution inconditionnelle à Céline Lacroix mardi matin. Cette dernière avait enregistré un plaidoyer de culpabilité lundi relativement à des accusations d'entrave au travail des agents de la paix.

Alors qu’elle gardait des enfants à sa résidence, en avril 2015, elle aurait dissimulé aux policiers la présence d’une autre personne sur les lieux après avoir dû loger un appel d’urgence en raison d’un bébé en convulsions.Chronologie des événementsLe 15 avril 2015, Céline Lacroix prépare un repas pendant qu’un ami s’occupe des enfants dont elle a la responsabilité au sous-sol. Ce dernier monte avec un enfant d’un an en convulsions.Céline Lacroix téléphone aux services d’urgence, qui amènent l’enfant à l’hôpital.Quand la police l’interroge, elle omet cependant de mentionner qu’un autre adulte s’occupait des enfants. Deux ou trois heures plus tard, elle se ravise et indique aux policiers qu’il était chez elle pour l’aider puisqu’elle avait un problème de santé.

Absolution inconditionnelleC’est sur ces faits admis en cour que le juge devait se prononcer, et non pas sur la cause de la modification de l’état de santé de l’enfant, a-t-il précisé. La Couronne demandait une amende de 500 dollars, en plus d’une probation, ce qui aurait empêché Mme Lacroix de pratiquer son travail.C’est en considérant que l’accusée n’a pas d’antécédents criminels, qu’elle n’est pas accusée de négligence et qu’une sentence plus lourde aurait eu des conséquences sur son emploi que le juge l’a absoute. « On pensait, et je pense que le tribunal nous a donné raison, que ce que Madame aurait dit aux policiers n’a pas entravé le travail des policiers, n’a pas entravé l’enquête », a indiqué l’avocat de la défense, Me Marc Lemay.La mère de l’enfant, Sabah Kalifa Lounate, espère cependant que d’autres accusations seront portées. « J’aurais tellement aimé qu’il y [ait] un casier judiciaire pour cette madame-là qui nous a menti, qui a fait garder nos enfants par un inconnu. »Autre dossier en suspensQuant à l'autre personne présente le jour des événements, Daniel Leclerc, il fait aussi face à des accusations d'entrave à la justice et d'avoir amené des policiers à continuer une enquête en accomplissant un acte destiné à rendre une autre personne suspecte de l'infraction qu'elle n'a pas commise, soit des voies de fait graves.

Il ne fait pas face à d'autres accusations dans ce dossier. Son dossier doit revenir devant le tribunal le 24 janvier.

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