Une page d'histoire est en train de se tourner à Cadillac : la Fabrique de l'église est prête à donner la Maison populaire Sainte-Brigitte. Cette ancienne école qui a hébergé de nombreux organismes communautaires depuis la fin des années 1970 se trouve aujourd'hui dans un état de délabrement et, à bout de ressources, l'église ne peut en assumer la réhabilitation ou la démolition. Si les organismes communautaires encore actifs ont tous réussi à se relocaliser, il s'agit pour certains d'une occasion de travailler sur de nouveaux projets, mieux adaptés à la réalité d'aujourd'hui.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

En poussant la porte de l'ancienne Maison populaire Sainte-Brigitte, Monique Ducharme décrit ce qui s'y trouvait il y a quelque temps. « C'était le bureau de l'infirmière et à côté, c'était la salle d'attente », mentionne-t-elle.

Bien avant que la bâtisse n'héberge divers organismes communautaires, dont le CLSC, une coopérative, une friperie et la bibliothèque, Mme Ducharme est venue à l'école ici. Elle en est nostalgique. « Ça me fait drôle, dit-elle, j'ai passé de la quatrième année à la septième année dans ce temps-là. Après, l'école secondaire était à Malartic. »

Pour elle, la Maison populaire emporte avec elle une partie de la solidarité qui témoigne d'une autre époque.

L'ancien président de la Maison populaire et directeur de la maison des jeunes, Yvon Hurtubise, abonde dans le même sens. Il ajoute que plusieurs options ont été explorées pour conserver ce morceau de patrimoine, en vain.

« Il y avait des gens qui allaient là de tous âges, au niveau de la Maison des jeunes, les personnes plus âgées, il y avait les dames fermières, les gens qui allaient au CLSC, la bibliothèque, plusieurs organismes ont fréquenté la Maison populaire [...] C'est très dommage qu'on n'ait pas réussi, parce qu'il y a eu plusieurs tentatives de différentes organisations pour voir à la possibilité d'aller chercher des subventions, parce que c'est bien évident que les organismes qui logeaient là avaient des moyens limités », affirme-t-il.

Le conseiller municipal du district de Cadillac à la Ville de Rouyn-Noranda, Jean-Claude Chouinard, refuse cependant de parler de dévitalisation. « Je pense qu'on était rendus là et qu'il va falloir regarder de quelle façon on peut avoir une vie autre à cet endroit-là. Ce n'est pas une dévitalisation du tout, du tout, on a des projets », assure-t-il.

Il laisse d'ailleurs entendre qu'un de ces projets pourrait être présenté dans les prochaines semaines.

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