Retour

L'augmentation des prix des baux de villégiature dérange

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs dénonce l'augmentation des prix des baux de villégiature. Selon la fédération, elles pourraient doubler et même quadrupler le prix de certaines terres. Ce geste pourrait nuire à l'accessibilité des terres publiques déplore l'organisme.

Avec les informations de Sandra Ataman

La hausse des prix des baux de villégiature devrait augmenter considérablement jusqu'en 2019. Selon les données du Regroupement des terres publiques, elles représentent une augmentation de 149 % en Abitibi-Témiscamingue.

Par exemple, le prix d'un bail de villégiature à Amos passerait de 715 $ à 1185 $. À Rouyn-Noranda, la hausse passerait de 565 $ à 660 $ et à Val-d'Or, les locataires verraient leurs baux passer de 935 $ à 1785 $.

La situation inacceptable pour Michel Baril, qui est biologiste à la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs. « Il faut que tout le monde en général au Québec soit capable de s'installer sur un terrain de villégiature en autant qu'il passe par le tirage au sort, mais là, si on met un filtre, et on se dit à l'avenir, il faut gagner tant pour être en moyen d'avoir un chalet, on ne parle plus d'accessibilité publique ou d'accessibilité équitable », souligne-t-il. 

La MRC de la Vallée-de-l'Or fait la gestion des baux de villégiature sur son territoire pour le gouvernement. Le maire de Malartic, Martin Ferron, déplore ne pas avoir été consulté ni informé de cette hausse par Québec. « C'est nous qui, malheureusement, devrons expliquer aux gens qu'il y a des augmentations et on n'a aucun mot à dire, déplore-t-il. On subit nous aussi cette décision-là », se désole-t-il. 

L'entrée en vigueur est prévue le premier novembre.

Plus d'articles

Commentaires