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L'écart salarial entre les hommes et les femmes demeure important en Abitibi-Témiscamingue

L'écart salarial entre les hommes et les femmes demeure important en Abitibi-Témiscamingue. Selon l'analyse de l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue, en 2017, la rémunération horaire des femmes s'élevait à plus de 22 $, alors qu'elle se situe à plus de 26 $ chez les hommes.

Avec les informations de Jocelyn Corbeil

L'écart est donc de 4 $ de l'heure entre les femmes et les hommes dans la région.

« L'écart est encore très grand, surtout en Abitibi-Témiscamingue. C'est la deuxième région dans l'ensemble du Québec à avoir un écart très grand au niveau du salaire horaire. On peut probablement l'expliquer avec la réalité des mines, où l'on retrouve des salaires très élevés », explique Mariella Collini, agente de recherche de l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue.

« C'est très masculin aussi dans beaucoup de secteurs d'activités, ajoute-t-elle. C'est vrai pour les mines et c'est encore vrai pour la construction, où les salaires sont un peu plus élevés et où les femmes ne sont peut-être pas très nombreuses non plus en proportion. Donc ça, c'est peut-être ce qui peut expliquer cet écart-là. »

15 minutes pour se rendre au travail

L'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue s'est par ailleurs intéressé aux transports, plus spécifiquement pour se rendre au travail.

La majorité de la main-d'œuvre de la région se rend au travail en moins de 15 minutes, selon les données compilées par l'Observatoire.

Quelque 54 % des travailleurs parcourent un trajet nécessitant moins de 15 minutes et 25 % un trajet de 15 à 29 minutes, ce qui est nettement inférieur à la moyenne québécoise (28 % et 33 %).

Toutefois, très peu de gens utilisent les transports en commun dans la région pour aller travailler, soit seulement 1 % en Abitibi-Témiscamingue contre 14 % ailleurs au Québec.

« Là où la région se démarque, c'est par rapport à la destination. Les gens travaillent beaucoup plus dans leur municipalité et dans leur MRC en Abitibi-Témiscamingue comparativement au Québec. On parle d'un peu plus des deux tiers des travailleurs qui se rendent au travail dans leur municipalité pour ce qui est de l'Abitibi-Témiscamingue. Pour le Québec, c'est un peu plus de la moitié », précise Valérie Shaffer, agente de recherche à l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue.

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