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L'école à la maison : un choix de vie qui permet plus de temps en famille et de liberté

Plusieurs enfants de l'Abitibi-Témiscamingue seront scolarisés à la maison cette année. Un mode de vie pour plusieurs parents, qui permet de passer plus de temps avec leurs enfants. Environ 2000 enfants reçoivent de type d'éducation dans la province, ce qui pousse le ministère de l'Éducation à vouloir encadrer la pratique dans son projet de loi 144 qui garantit l'accès à l'école.

Un reportage de Boualem Hadjouti

Plus de liberté

Solène Mantha, 7 ans, apprend à lire aidée par sa mère, Isabelle Fortin-Rondeau, de Rouyn-Noranda. Elle suit sa scolarité à la maison avec son frère Elmire âgé de 10 ans. « J'aime ça parce qu'on est libres, dit Solène, on a le temps pour jouer, on fait ça du matin à midi quasiment, puis c'est le fun après on peut jouer. »

Pour Isabelle Fortin-Rondeau, l'école à la maison est un choix de vie familiale. « On sait que souvent le rythme de vie est effréné [...] nous c'était vraiment un choix de se dire qu'on ralenti le rythme pour les enfants. Ils ont de beaux avantages. Par exemple, quand ils ont des passions, ils peuvent les poursuivre », souligne-t-elle.

Isabelle Fortin-Rondeau ne veut pas s'astreindre à une discipline rigoureuse. « Le matin on va faire un peu d'école, ça peut être une deux, trois heures. On fait les cahiers les plus standards. C'est bien variable selon l'humeur [...] L'après-midi c'est plus des projets personnels, c'est du temps libre », explique-t-elle.

Une inscription à la commission scolaire est nécessaire

La Commission scolaire de Rouyn-Noranda offre un encadrement aux familles et veut que les parents respectent le programme scolaire défini. C'est aussi ce que préconisent les commissions scolaires du Lac-Témiscamingue et Harricana qui comptent respectivement trois et huit enfants scolarisés à la maison.

D'ailleurs, pour faire l'école à la maison, il faut s'inscrire auprès d'une commission scolaire, explique la directrice conseil à la Commission scolaire de l'Or-et-des-bois, Louise Sylvestre. « Présentement, nous avons cinq enfants inscrits à la scolarisation à la maison [...] Si nous un enfant n'est pas inscrit du tout et on a conscience, nous on doit avertir les autorités », précise-t-elle.

Le projet de loi 144 à l'étude en commission parlementaire vise, en plus d'encadrer la pratique, à créer une table de concertation nationale sur l'enseignement à la maison afin de perfectionner et d'optimiser cette pratique.

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