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L'élaboration du poste de police mixte de Val-d'Or va bon train

À Val-d'Or, la Sûreté du Québec (SQ) travaille activement dans le but d'implanter son nouveau poste de police mixte, composé de policiers autochtones et non autochtones, d'ici le début du mois de février. Il sera situé au 835 4e avenue, tout près du Centre d'amitié autochtone.

Un comité a été formé au cours des dernières semaines. Il regroupe la Sûreté du Québec, le Centre intégré de santé et services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) ainsi que certains groupes communautaires, dont La Piaule.

Une quinzaine de personnes devraient y travailler, dont quatre intervenants sociaux. Selon le directeur général adjoint au CISSS-AT, Sylvain Plouffe, ces quatre personnes auront comme mandat d'accompagner les policiers lors de certaines interventions.

L'objectif, c'est de tenter d'aider ces gens autrement que par des mesures judiciaires, sans donner un billet d'infraction pour ceci ou pour cela. On veut davantage y aller d'une intervention sociale, qui permet peut-être de donner des opportunités ou d'autres moyens à ces gens de se reprendre en main.

Sylvain Plouffe, directeur général adjoint du CISSS-AT

Aucune communauté sur le comitéLe Centre d'amitié autochtone et les chefs des différentes communautés ne font pas partie du comité mis en place en vue de l'élaboration du nouveau poste mixte.Le 8 décembre dernier, le capitaine de la SQ, Guy Lapointe, affirmait qu'ils avaient pourtant été invités à participer.« C'est dommage, leurs raisons leurs appartiennent, je ne veux pas commenter les raisons qui pourraient les motiver à ne pas participer, mais pour nous, ce qui est clair, c'est qu'on va aller de l'avant. On avait parlé d'un déploiement en 2017 et c'est toujours ce qui est visé. Idéalement avec eux, mais si ces gens refusent de participer, nous on veut aller de l'avant », soutenait-il.La directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, Edith Cloutier, affirme que son organisation veut prendre le temps de consulter ses membres. Elle assure que même si elle ne siège pas sur le comité, des discussions ont lieu avec la Sûreté du Québec.Les chefs de Lac-Simon et Kitcisakik, Adrienne Jérôme et Adrienne Anichinapéo, affirment pour leur part n'avoir reçu aucune invitation.

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