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L'Érablière Yan Gaudet du Témiscamingue obtient la certification bio

Du sirop d'érable biologique sera bientôt disponible dans la région. Yan Gaudet obtiendra son sceau biologique en mai prochain et sera le premier acériculteur au Témiscamingue à obtenir cette certification. Le processus a demandé 2 ans de mise aux normes. Le changement est principalement lié aux normes environnementales.

Yan Gaudet a joint l'entreprise familiale en 2003. Son érablière - la plus grosse au Témiscamingue - compte maintenant 26 000 entailles.

Pour obtenir du sirop d'érable certifié biologique, le producteur doit respecter plusieurs normes environnementales. Plusieurs précautions doivent être prises, comme « faire attention à tout ce qui est la forêt, tous les arbres, pour que rien ne soit brisé ou endommagé, que ce soit naturel le plus possible », dit-il.

Une fois l'eau d'érable récoltée, elle est transformée en sirop. Pour que le résultat final soit certifié bio, même les produits nettoyants utilisés par l'entreprise doivent être contrôlés. « Le plus gros changement c'est vraiment les intrants. C'est ce que tu as le droit d'utiliser pour laver et ajuster le sirop », souligne M. Gaudet.

La tenue de livres est aussi importante pour obtenir la certification biologique. Le sirop doit être traçable en tout temps. « Je pense que l'avenir dans tous produits, ça va s'en aller là-dessus. Donc oui, c'est une bonne idée de s'en aller vers le biologique », croit-il.

Le producteur acéricole biologique obtiendra 17 cents de plus pour 1 livre de sirop auprès de la Fédération de producteurs acéricoles du Québec. Par contre, il doit assumer les coûts de sa certification biologique.Le consommateur, pour sa part, paiera environ 1 $ de plus le litre.

Au Québec, 26% de la production annuelle acéricole est certifiée biologique.

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