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L'Gros Trappeur prend de l'expansion à Nédélec

Ils forment un couple dans la vie et sont associés au travail. Pascal Laliberté et Claude Cardinal possèdent l'entreprise L'Gros Trappeur qui ne cesse de prendre de l'expansion depuis sept ans.

D'après un reportage de Tanya Neveu

Même si les domaines de la trappe et de la fourrure sont marginaux, l'entreprise ne cesse de grossir.

« Le but, c'est d'avoir un local plus grand, mieux situé, plus accessible et pour rapatrier la couture qu'on était obligé de faire à l'extérieur en sous-traitance, explique Mme Cardinal. On veut que tout soit dans le même local. Les équipements vont être plus grands pour augmenter la capacité de production surtout sur le tannage. »

Une passion transmise de père en fils

Pascal Laliberté trappe depuis son jeune âge. Il s'agit d'une passion transmise dans la famille. « C'est une maladie, c'est héréditaire si tu veux », fait-il valoir.

La fourrure est exclusivement témiscamienne et la trappe, humanitaire. « C'est du piégeage sans cruauté. Le temps des pièges à pattes en fer à rétention par la patte avec des dents, c'est fini ce temps-là, assure le trappeur. On [ne] pense plus à ça, c'est illégal. »

Le grand saut à l'international

Les produits de l'entreprise sont vendus en Abitibi-Témiscamingue et aussi à travers le Québec et en Europe. Un contrat doit d'ailleurs être signé sous peu avec Pajar Canada.

« Pour leur fournir de la fourrure tannée, transformée pour leur confection de chaussures, de manteaux, de bottes et tout ça, poursuit Claude Cardinal. Nous, c'est une vitrine qu'on aurait espéré avoir dans 10-12 ans, mais qui nous est arrivée à l'improviste et ça été un timing pour nous, faire le saut et acheter des nouveaux équipements. »

L'entreprise aura pignon sur rue à Nédélec au début juin et prévoit embaucher une personne pour la confection de produits spécialisés.

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