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L'histoire d'amour entre Chopin et George Sand reprend vie au Centre musical En sol mineur

C'est un bijou digne d'un travail d'orfèvre que nous offrent les musiciennes prodiges que sont les soeurs Céline et Jacynthe Riverin avec Plume et pantalon, un mélange de compositions de Frédéric Chopin et des textes de la romancière George Sand présenté jusqu'à samedi soir au Salon Vert du Centre musical En sol mineur. 

Un article d'Émilie Parent-Bouchard

« L'esprit cherche et c'est le coeur qui trouve. » Jacynthe Riverin a probablement eu le temps de mûrir cette citation de George Sand au fil des 1000 heures de travail qu'a nécessité la création de la pièce. Amatrice de théâtre et pianiste professionnelle originaire de Rouyn-Noranda, celle qui a remporté à l'unanimité le concours de l'Orchestre symphonique de Montréal en 2000, s'est elle aussi laissée guider par son coeur pour s'essayer ici au théâtre, bercée par le doigté habile de sa soeur complice Céline. 

« Je voulais mettre toutes mes inspirations, tous mes amours dans un théâtre de poche, dans un théâtre de baluchon », confie celle qui signe le texte et la scénographie de la pièce en plus d'incarner le seul personnage parlant de ce marathon d'un peu plus de deux heures. 

L'amour de Chopin

Les mots de Sand côtoient ici les notes virtuoses de Chopin, à l'image de la relation qu'ont entretenu les deux amoureux dans une valse tantôt tranquille, tantôt plus tourmentée. Campée dans une France peu habituée à voir les femmes prendre parole et s'affirmer aussi durement que la romancière connue pour l'utilisation de son pseudonyme masculin, la pièce est inspirée de l'autobiographie Histoire de ma vie, parue en 1855. 

La quarantaine de spectateurs qu'il est possible d'asseoir dans le délicat écrin qu'est le Salon Vert de l'école de musique En sol mineur sont conviés à assister à l'histoire de cette vie rocambolesque dès le coucher du soleil. Le caractère intimiste de la pièce, marié aux douces mélodies de Chopin, est idéal pour donner vie à ce dialogue de fantômes.

« La musique de Chopin, quant on est pianiste, c'est vraiment quelque chose dont on ne se lasse jamais parce que c'est tellement riche et c'est comme un incontournable », indique celle qui se produit depuis plusieurs années avec le saxophoniste également de Rouyn-Noranda, Mathieu Gaulin.

Retour aux sources de la création

Si c'est avec plaisir et passion qu'elle dit avoir créé, à temps perdu, cet objet d'art unique où se multiplient les clins d'oeil au théâtre d'ombres et au théâtre d'objets, elle affirme que ce plaisir est décuplé par le fait de le présenter dans le lieu où elle et sa soeur ont fait leurs premières gammes.

« Je suis extrêmement heureuse. Je l'ai créé en pensant à ça, explique-t-elle. Je suis amoureuse du Centre musical En sol mineur et du Salon Vert et je l'avais toujours en tête et je suis extrêmement contente, très fière de le créer ici et je veux revenir le faire. C'est important pour moi même si c'est loin d'où je demeure, je m'en fous, c'est trop agréable, il y a une âme ici. »

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