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« L'offre du gouvernement est méprisante », considère Gilles Chapadeau

Les représentants des syndicats de l'Abitibi-Témiscamingue ont réagi à la nouvelle offre du gouvernement.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, offre de reporter la deuxième année de gel salarial à la cinquième année de la convention collective, mais maintient l'augmentation salariale de 3 % sur cinq ans.

Le Front commun syndical, qui demandait plutôt une augmentation salariale de 4,5 % pour les trois premières années de la convention collective, qualifie l'offre du gouvernement de « très insatisfaisante ».

La FTQ représente près de 2000 personnes dans les secteurs de la santé et du soutien scolaire en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec. Son conseiller régional, Gilles Chapadeau, considère que l'offre du gouvernement est méprisante envers les travailleurs québécois, d'autant plus le gouvernement vient d'investir 1,3 milliard de dollars dans l'entreprise privée en consentant un prêt à Bombardier.

« Ils ont fait un très mauvais deal avec Bombardier. Tout le monde convient qu'il y avait un geste à poser pour soutenir un secteur très important pour le Québec, mais tout le monde s'entend pour dire que c'est une mauvaise transaction. Les travailleurs et les travailleuses ont l'impression que c'est eux qui sont en train de financer Bombardier, alors on a l'impression que c'est du mépris à [leur] égard », affirme-t-il. 

Le défi de l'attraction et de la rétention

Son collègue du Syndicat de la fonction publique du Québec, qui représente 1450 employés dans la région, ajoute que l'offre du gouvernement pose le défi de l'attraction et de la rétention des travailleurs.

Même s'il salue les assouplissements consentis sur les régimes de retraite, Réal Fortier souligne que plus de 60 % des effectifs de la région sont déjà des employés contractuels, donc relativement précaires.

« On a beaucoup de départs à la retraite, surtout avec les mesures qu'il a annoncées. Il les recule de six mois, mais l'impact va être le même, parce qu'il ont évalué que, depuis l'annonce de décembre 2014, depuis son premier dépôt, il voulait que 15 000 personnes par année partent dans l'ensemble de la fonction publique. Le Conseil du Trésor admet qu'il va atteindre 40 000. Et l'attraction, quand les salaires demeurent très bas, même si on a des bonnes conditions de travail, les salaires ne suivent pas le coût de la vie depuis les 20 dernières années », explique Réal Fortier. 

Les représentants ont précisé que les moyens de pression, notamment les journées de grève prévues la semaine prochaine, seront donc maintenus.

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