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L’ONF promet d'allouer 15 % de son budget de production au cinéma autochtone

L'Office national du film du Canada a annoncé mardi qu'il « redéfinit ses relations avec les peuples autochtones » en embauchant davantage d'Autochtones et en investissant davantage dans les films réalisés par ceux-ci.

Le plan d'action autochtone comprend une mesure qui prend effet immédiatement : s’assurer que 15 % de son budget de production est dépensé pour des projets de nature autochtone.

L’ONF affirme aussi qu’il veut augmenter ses effectifs autochtones d’ici 2025, pour atteindre 4 % du personnel, soit 16 employés.

Même si l’ONF affirme avoir produit plus de 280 titres par des cinéastes autochtones depuis 1968, son président Claude Joli-Cœur affirme que l’organisme se transforme selon une approche à 360 degrés.

L’ONF se servira de ses relations existantes avec les écoles et les autres établissements d'enseignement pour fournir du matériel pouvant servir de ressources pédagogiques. D’autres points saillants du plan incluent la formation obligatoire de compétences culturelles pour tout le personnel.

Pour élaborer et exécuter ce plan triennal, l’ONF travaille avec un groupe consultatif autochtone.

L'accueil enthousiaste d'une cinéaste de la première heure

« Ce sera beaucoup plus simple pour beaucoup de cinéastes, et les portes seront ouvertes pour encore plus de personnes », s’est enthousiasmé la réalisatrice Alanis Obomsawin, qui a réalisé son premier film pour l’ONF en 1971, Christmas at Moose Factory.

Selon Alanis Obomsawin, ces nouveaux investissements contribueront à favoriser l’essor de l’industrie cinématographique autochtone.

« Je voyage beaucoup dans tout le pays et je rencontre des jeunes et tous veulent faire des films, a-t-elle déclaré. C’est merveilleux parce que beaucoup d’histoires valent le coup d’être racontées. »

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