Retour

L'ouverture du parc d'Opémican attire les foules à Laniel

Le parc d'Opémican dans le sud du Témiscamingue est officiellement ouvert au public samedi matin.

Un texte de Tanya Neveu

Des centaines de personnes se sont déplacées dans la petite communauté de Laniel pour célébrer cet événement historique pour les autochtones.

D’ailleurs, le lieu est caractérisé par un paysage unique et une histoire où s'entremêlent peuples autochtones et bûcherons.

Sur un des quais bordant le lac Kipawa, une femme algonquine a procédé à la purification du nouveau parc national d'Opémican avec de la cendre et une plume.

Opémican, c'est un long travail issu d'une collaboration entre deux Premières Nations et la communauté du sud du Témiscamingue

C'est le 24e parc de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ). Les Témiscamiens attendaient depuis longtemps l'ouverture de ce site.

Pier Bérubé travaille depuis plus de 35 ans pour concrétiser le projet.

« Un parc national c'est une destination, dit-il. Les gens vont venir, on va les accaparer un peu pour qu'ils découvrent la région et amènent d'autres mondes ».

La préfète du Témiscamingue, Claire Bolduc, a qualifié ce moment d'historique.

« On écrit aujourd'hui un nouveau chapitre de l'histoire du Témiscamingue non seulement parce qu'on ouvrira nos territoires à la vue de tous ceux qui veulent les découvrir, mais aussi nos magnifiques paysages qui sont les nôtres »

Enjeux autochtones

La collaboration des communautés algonquines de Wolf Lake et Kebaowek a été essentielle pour réaliser le projet situé en territoire anichinabé.

Le chef de Wolf Lake, Harry St-Denis, affirme qu'il s'agit d'un grand jour pour célébrer.

Il rappelle toutefois que des incertitudes demeurent.

Il souhaite par exemple que sa communauté puisse conserver le droit de chasser dans le parc Opémican.

Pour la SEPAQ, la communication demeure essentielle dans ce dossier.

L'ouverture complète du parc et de ses deux autres secteurs de découvertes aura lieu en juin 2019.

Plus d'articles