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L'UMQ veut s’attaquer aux prix des billets d’avion en région  

Les maires membres du comité des aéroports régionaux de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) ont profité de leur première rencontre pour amorcer une réflexion sur les moyens de rendre les vols régionaux plus abordables. Les maires estiment que le transport aérien est surtaxé, ce qui freine le développement des régions et la mobilité interrégionale.

Un texte de Joane Bérubé

Les prix astronomiques des vols vers la Gaspésie ou la Côte-Nord sont un véritable frein au développement économique et touristique, croit le maire de Gaspé et président du comité des aéroports régionaux de l’UMQ.

Le problème, ce n’est pas seulement les transporteurs qui chargent un peu plus cher qu’ailleurs, le nœud du problème, c’est la taxation.

Daniel Côté, maire de Gaspé et président du comité des aéroports régionaux de l’UMQ

Daniel Côté fait valoir qu’aux États-Unis, par exemple, la part de la taxation sur le prix d’un vol est en moyenne de 12 %. Elle est au Canada de 40 %. « Au Canada, soutient Daniel Côté, le transport aérien est considéré comme une vache à lait sur le plan de la taxation et ce n’est pas seulement TPS et TVQ. Il y a toute une série de taxes qui touche particulièrement les régions du Québec et qui ne touche pas les vols internationaux. »

Le maire cite l’exemple des frais d’amélioration aéroportuaires. « Est-ce que les différents paliers gouvernementaux pourraient soutenir les municipalités plutôt que de contraindre les municipalités à taxer donc à refiler une taxe aux transporteurs donc aux passagers? C’est le genre de question que nous allons devoir nous poser. »

Si on est capable d’abaisser le prix des billets d’avion, c’est clair que cela va être un outil de développement touristique, en plus de tous les impacts économiques et sociaux.

Daniel Côté, maire de Gaspé et président du comité des aéroports régionaux de l’UMQ

Entre un vol à Fort Lauderdale ou un vol en Gaspésie, si c’est le même prix, les gens vont pouvoir choisir la Gaspésie, fait valoir le maire.

D’après lui, les transporteurs seraient aussi favorables à une diminution de la taxation.

L’UMQ entend donc faire valoir son point de vue auprès des gouvernements fédéral et provincial.

Les maires se donnent jusqu’à la fin de l’année pour obtenir toutes les données régionales nécessaires à leurs démarches.

Des travaux à effectuer et à financer

À court terme, les maires veulent aussi réparer et remettre à niveau les aéroports régionaux.

Ils mandateront au printemps une firme pour évaluer les besoins des aéroports du Québec en termes d’infrastructures (pistes, stationnements, bâtiments) et d’équipements (services et sécurité). Les résultats devraient être disponibles en mai.

Lors de leur participation aux consultations prébudgétaires, les membres de l’UMQ ont plaidé pour le retour du Programme d’aide au transport aérien (PATA) aboli en 2015 dans la foulée de la révision des programmes du gouvernement Couillard.

Les élus ont demandé un réinvestissement de 50 millions de dollars en quatre ans, ce qui correspond au financement qui était disponible auparavant dans le programme. L’étude de l’UMQ viendra chiffrer les besoins réels. « Ça va nous permettre de plaider auprès des gouvernements pour un programme d’infrastructures adapté aux réalités terrain », indique Daniel Côté.

Le maire de Gaspé se montre optimiste quant aux résultats que peut obtenir le nouveau comité qu’il préside. « C’est la première fois, dit-il, qu’on réussit à s’unir sur ce dossier-là. On va avoir des recommandations assez claires à faire au gouvernement. »

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