L'Union paysanne lance ces jours-ci une campagne provinciale de recrutement. « Cet été... Je recrute deux membres! » prendra aussi place en Abitibi-Témiscamingue, alors que le nouveau président régional relancera les activités de l'organisation dans la région.

Les adhésions ont quelque peu diminué ces dernières années dans la région. Selon Yvan d'Obaska, nouveau représentant régional de l'Union paysanne, cette baisse s'expliquerait par l'absence d'une représentation syndicale.

Nommé il y a deux mois, il affirme que son objectif est de toucher le plus grand nombre possible de citoyens. « Maintenant, on veut plus faire un combat pour le rapprochement du citoyen envers son marché public, envers les paysans chacun chez eux [...] notre but est vraiment de regrouper l'ensemble des citoyens et des paysans à travers le Québec », fait-il remarquer. Cette volonté s'inscrit également dans une stratégie plus rassembleuse, n'opposant plus systématiquement l'Union paysanne à l'Union des producteurs agricoles (UPA). 

Engouement ralenti

Il y a cinq ans, une centaine d'agriculteurs du Témiscamingue ont rejoint les rangs de l'Union paysanne.

Ç'a été le cas de Jacques Lavigne, de Notre-Dame-du-Nord, qui affirme que les activités du syndicat ont quelque peu diminué au Témiscamingue en raison de l'absence d'une structure organisée et de la non-reconnaissance du syndicat. « On ne peut pas être actifs, on n'est pas reconnus. Puis si on veut être actifs, il faut le faire à nos frais et mettre de notre temps dans ça. Il n'y a aucune rémunération d'appliquée [...] c'est essoufflant à la longue de mettre de l'énergie dans ça sans pouvoir avoir le droit de parole officielle », a témoigné l'agriculteur.

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