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L'UPA d'Abitibi-Témiscamingue ne participera pas aux consultations en vue du grand Sommet sur l'alimentation

L'Union des producteurs agricoles (UPA) en Abitibi-Témiscamingue ne participera pas aux consultations en vue du grand Sommet sur l'alimentation lancé aujourd'hui par le gouvernement du Québec. Le gouvernement souhaite connaître les préoccupations de l'industrie et des consommateurs sur différents enjeux dont l'étiquetage et la traçabilité des produits.

Le président régional de l'UPA, Sylvain Vachon, affirme que le Québec n'est plus à l'étape des consultations qu'il qualifie de « bidons », mais bien à celle des actions. Selon lui, les solutions sont connues en Abitibi-Témiscamingue. Il cite notamment « l'agriculture d'habitation de territoire, qui dynamise l'agriculture de notre région, qui dynamise notre région, qui réduit l'exode rurale », comme étant l'une des « solutions connues ».

De son côté, le propriétaire de Promotions Agro, Ghislain Trudel, accueille favorablement la tenue d'un Sommet sur l'alimentation. Il affirme que les consommateurs et les petits producteurs sont dépendants des syndicats et des industries agroalimentaires. M. Trudel souhaite que le gouvernement applique une politique claire pour permettre aux petits producteurs de se développer.

« Actuellement, on ne protège personne, affirme-t-il. Ça marche au plus fort. L'industrie couche avec une partie des syndicats et les syndicats couchent avec l'industrie. À partir de là, qui contrôle notre nourriture? C'est eux autres. Il va falloir que quelqu'un le dise. Et je ne veux pas laisser l'industrie décider pour moi. Je pense que c'est à monsieur et madame Tout-le-monde de parler là-dedans. Le gouvernement devra mettre son pied à terre et qu'il arrive avec une politique et qu'il l'impose. Là actuellement, c'est le consommateur qui se fait imposer cette politique-là. »

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