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L'UPA de l'Abitibi-Témiscamingue demande à nouveau la démission du ministre de l'Agriculture Pierre Paradis

L'Union des producteurs agricoles de l'Abitibi-Témiscamingue demande à nouveau la démission du ministre de l'Agriculture Pierre Paradis. Ses représentants affirment que de nombreuses réformes du ministre ont nui aux agriculteurs de la région et ne permettent plus au secteur de se développer.

Selon l'UPA, l'augmentation moyenne des taxes des agriculteurs de la région serait de 46 %.

Le président régional, qui cite les données de l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue, estime que le soutien de l'État à la région, par le biais de l'Assurance stabilisation agricole, a baissé de 73 % depuis 2011.

Le président régional de l'UPA, Sylvain Vachon, reproche au ministre Pierre Paradis son manque d'ouverture et demande carrément sa démission.

Le vase s'est rempli au fur et mesure des actions du ministre de l'Agriculture actuel. C'est une succession d'actions qui sont contre-productives. C'est pour ça qu'on demande de remplacer Pierre Paradis.

Sylvain Vachon, président régional de l'UPA

Des actions contre-productives

Gabriel Rancourt, producteur laitier de l'Abitibi, reçoit en moyenne la visite d'un vétérinaire 24 fois par année. Le gouvernement lui rembourse 150$ par visite, via le Programme d'amélioration de la santé animale. La fin de ce programme inquiète cet éleveur.

« Moi ce n'est pas une fois ou deux fois par années, il vient chez nous au moins toutes les deux semaines. Imaginez-vous à 24 fois par années, à 150$, ça a un impact important », s'inquiète-t-il.

Stanislas Gachet, producteur de veaux à Notre-Dame-du-Nord, affirme que les plus récents changements apportés au Programme de crédit de taxes foncières agricoles lui coûteront cher.

« Ce qu'on sait, c'est que ça va nous coûter plus cher. Dans mon cas à moi, c'est à peu près de 14% à 15 % [...] Ce qu'on nous a dit, c'est que ça n'augmenterait quasiment pas, et ce qu'on constate, c'est que partout, ça augmente pas mal. Ça fait, qu'en partant, on nous a raconté des histoires », considère-t-il.

Le ministre de l'Agriculture rejette ces affirmations

Le ministre de l'Agriculture qui rejette les affirmations de l'UPA veut mettre fin à la polémique. Il entend confier l'analyse de la situation à un expert indépendant. « J'ai une série de chiffres qui me proviennent du ministère des Finances [...] et j'ai les chiffres d'un syndicat. Je me dois d'arbitrer entre les deux, et j'ai proposé comme porte de sortie de choisir un expert qui va pouvoir analyser la situation », s'est défendu le ministre.

Concernant la demande de démission de l'UPA, Pierre Paradis dit seulement que ça fait partie du débat démocratique.

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