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L'UQAT lance la Chaire industrielle sur la biodiversité en contexte minier

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue a officiellement lancé, mardi matin à Rouyn-Noranda, la nouvelle Chaire industrielle (CRSNG-UQAT) sur la biodiversité en contexte minier.

Avec les informations de Jocelyn Corbeil

La Chaire est dotée d'un budget global de 2 millions de dollars, sur 5 ans, financé par le gouvernement fédéral et des compagnies minières.

Outre les entreprises minières, la Nation Abitibiwinni, le Grand Conseil des Cris et des ministères, entre autres, s'associent dans cette Chaire.

Une cinquantaine de personnes ont assisté au lancement de la nouvelle Chaire industrielle sur la biodiversité en contexte minier, qui est dirigée par la professeure Nicole Fenton, de l'Institut de recherche sur les forêts de l'UQAT.

« On s'occupe beaucoup des animaux, le caribou pour en nommer un, mais on ne parle pas vraiment beaucoup des autres espèces qui existent sur le territoire, ni comment la biodiversité est perçue par les peuples autochtones. En même temps, je trouvais qu'il y avait une ouverture du côté minier à regarder plus leurs actions, comment ils pourraient s'améliorer », explique Nicole Fenton.

Quelques compagnies minières, dont Hécla Québec, Mines Agnico Eagle, Canadian Malartic et Stronoway Diamond, entre autres, font partie des investisseurs de cette Chaire sur la biodiversité en contexte minier.

« L'idée, c'est que tout ce qu'on peut faire pour aider l'éducation, la compréhension, pour avoir le moins d'impact possible, c'est ça qu'on vise. C'est toujours la même chose; si tu veux évoluer, il faut que tu t'éduques. Bon eh bien, éduquons-nous le mieux possible avec notre biodiversité », lance Alain Grenier, vice-président directeur général d'Hécla Québec, mine Casa Berardi.

Sous la loupe des communautés autochtones

Ces travaux de recherche seront suivis de près par les Premières Nations, selon Benoit Croteau, qui est directeur territoire et environnement à la Première Nation Abitibiwinni.

« L'industrie minière doit se faire dans le respect de l'environnement et de la biodiversité, dans le respect de nos droits des territoires et de l'occupation qu'on en fait. Nos maisons sont faites de bois, nos autos sont faites de métaux, nos téléphones sont faits avec des matériaux que les mines génèrent, mais est-ce qu'on peut le faire de façon écoresponsable aussi? », soulève-t-il.

Cette nouvelle Chaire de recherche permettra la formation de plus d'une dizaine d'étudiants aux cycles supérieurs.

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