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L'UQAT souffre aussi de sous-financement, dit le recteur Denis Martel

Le recteur de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Denis Martel, croit qu'il y a une certaine forme d'iniquité dans le financement des universités du Québec.

Mercredi, la présidente du conseil d'administration de l'UQÀM, Lise Bissonnette, a démissionné de son poste en dénonçant le sous-financement des 10 établissements du Réseau de l'Université du Québec.

L'UQAT est surtout touchée par le sous-financement quand il s'agit d'obtenir de l'argent de certains fonds publics de recherche.

11 à 12 millions

Selon Denis Martel, l'établissement obtient de 11 à 12 millions de dollars par année pour ses projets de recherche.

Mais il est plus difficile d'obtenir des montants plus importants pour des projets de plus grande envergure.

« Moi, je le vois beaucoup plus dans les orientations de recherche où il y a une forte concentration dans certains secteurs universitaires ou certaines institutions universitaires au détriment des institutions comme la nôtre, parce qu'elles ne sont pas nécessairement considérées à leur juste valeur, à mon avis », dit-il.

Les professeurs dénoncent

Ce sous-financement est dénoncé par le syndicat des professeurs de l'UQAT, qui affirme que l'institution peine actuellement à recruter des professeurs.

Le président, Sylvain Beaupré, croit que la situation de sous-finacement, qui dure depuis plusieurs années, nuit au Réseau de l'Université du Québec.

« Je crois que le réseau de l'UQ doit lutter avec un sous-financement structurel qui l'accompagne depuis sa fondation. Un sous-financement aggravé par celui qui affecte l'ensemble des universités québécoises, à charte ou non, et surtout par les coupures des récentes années d'austérité budgétaire, tant dans le financement de base que dans la recherche fondamentale et la création », affirme Sylvain Beaupré.

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