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La 3e semaine de vacances est une bonne idée, mais aura des impacts pour les entreprises

Le projet de loi modernisant les normes du travail déposé mardi par le gouvernement est reçu de façon mitigée en Abitibi-Témiscamigue.

Avec les informations de Marc-Olivier Thibault

La ministre du Travail Dominique Vien a annoncé, entre autres, que les travailleurs québécois auront bientôt droit à une troisième semaine de vacances après trois années de service.

Le président de la Chambre de commerce de Rouyn-Noranda, Jean-Claude Loranger, salue la volonté du gouvernement d'améliorer les conditions de travail des travailleurs.

Assouplissement fiscal

Par contre, il déplore que ces mesures ne soient pas accompagnées d'assouplissement fiscal pour les entrepreneurs.

« C'est là que le bât blesse, selon moi. Si le gouvernement est sincère et conscient qu'il y a des efforts à faire... la Chambre n'est pas en train de dire qu'il ne faut pas s'adapter. Mais il faut être conscient de la charge fiscale qu'on impose aux entreprises », déclare-t-il.

Une opinion qui est partagée par l'administrateur du Groupe Dion, Jean Dion.

Il croit que le gouvernement aurait dû porter assistance aux entrepreneurs afin d'appliquer ces nouvelles normes, qui auront un impact important.

« Une entreprise qui a 100 employés qui ont moins de 5 ans de service, 100 employés, c'est 100 semaines de travail. Ont est en pénurie, comment on va faire pour compenser ça? Il y a quelqu'un qui [doit payer]. Il faut qu'ils paient et il faut que ce soit remplacé », fait-il valoir.

Roulement de personnel

Le copropriétaire du bistro-chocolaterie Le Gisement, Charles Prince, ne croit pas que cette troisième semaine de congé annuelle va affecter son entreprise.

Le problème demeure la pénurie de main-d'oeuvre, selon lui.

« C'est sûr qu'en restauration, il y a toujours un roulement, alors [des employés avec] trois ans d'expérience, je n'en ai pas beaucoup, ce n'est pas le gros bassin de mes employés. Alors, c'est une mesure qui vaut la peine d'être réfléchie », soulève-t-il.

Tous s'entendent poure dire que la concilliation travail-famille est prioritaire pour les travailleurs et que les entrepreuneurs doivent s'y adapter pour conserver la main-d'oeuvre.

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