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La centralisation des services pour enfants autistes inquiète au N.-B.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé cette semaine qu'il remettrait la responsabilité de la gestion du programme d'intervention auprès des enfants autistes entre les mains d'un centre d'intervention spécialisé, à Fredericton. Les parents sont inquiets que ces changements ne bouleversent grandement le quotidien des enfants.

Depuis dix ans, le programme d'intervention auprès des enfants autistes est géré par six entreprises indépendantes.

Le ministère de l’Éducation et Développement de la petite enfance de la province estime pour sa part que cela permettra d’offrir une « version améliorée » du programme.

« C'est un gros choc [surtout] quelques journées avant Noël », indique Mélanie Haché, mère d’un enfant autiste. Celle-ci craint aussi que la transition soit difficile pour les gens qui travaillaient dans ces six agences.

Danielle Pelletier, qui a le contrat de gérer le programme, croit pour sa part que ce remaniement aura des conséquences positives. « Je pense que les familles vont être contentes des changements », a indiqué la directrice générale du Centre d’intervention en autisme de Fredericton.

Mme Pelletier a tenu à se faire rassurante pour les parents. « On a prévu notre transition [et] les employés qui veulent travailler pour nous vont travailler pour nous », a-t-elle laissé entendre.

La réorganisation de l’administration du programme fait en sorte que les gens qui offrent des services aux enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme perdent temporairement leur emploi et doivent poser leur candidature à nouveau. « Si on peut les assigner aux mêmes équipes, on va les assigner aux mêmes équipes. On va faire tout notre possible pour s'assurer que ce soit le plus positif pour tout l'monde...pour les employés et surtout pour les familles et les clients », a répondu la directrice du programme.

Nathalie Bryar gère elle aussi un centre où on offre des services aux enfants autistes. Elle s’est dite confiante que l’organisme de Mme Pelletier gère efficacement le dossier. « Peu importe où y vont habiter dans la province [les parents], y vont recevoir la même qualité de services », affirme-t-elle.

Les parents craignent tout de même que cette transition n’affecte leurs enfants, lesquels ont besoin de stabilité. Mme Haché se pose plusieurs questions, par exemple, à savoir quelle forme prendront dorénavant les services.

D'après le reportage de Michel Nogue

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