Retour

La Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda interpelle les médias nationaux

La Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda interpelle les grands médias nationaux et demande que la région de l'Abitibi-Témiscamingue soit mieux représentée.

Avec les informations d'Angie Landry

En décembre dernier, Influence Communication publiait, dans une analyse, que Montréal, Québec et le Saguenay-Lac-Saint-Jean occupent à eux seuls 91 %des bulletins télévisuels nationaux.

Le président de la Chambre de commerce, Jean-Claude Loranger, croit qu'il y a des questions à se poser sur le type de couverture national offert à la région.

« Lorsqu'on parle de la région, malheureusement, on parle strictement de mauvaises nouvelles ou [de la] crise autochtone ou un accident dans une mine, des choses du genre, alors qu'on pourrait parler des recherches qui se font à l'université, parler des recherches qui se font au Centre de transfert des résidus industriels (CTRI) au niveau du Cégep. On pourrait parler de tous nos événements culturels : on a reçu en région des artistes qui n'ont même pas passé à Montréal, qui n'ont pas passé à Québec! », déplore-t-il.

Exiger des quotas

La Chambre de commerce a par ailleurs envoyé une lettre au Conseil de radiodiffusion et de télécommunications canadiennes (CRTC), qui tient actuellement des audiences publiques, et demande que les stations de télévisions généralistes nationales accordent davantage de place à l'actualité régionale. 

« On demande, un, d'obliger les médias nationaux à donner beaucoup plus de place aux régions, donc que ça fasse partie d'une obligation, des conditions d'émissions au niveau du CRTC. Deux, au niveau de la télévision communautaire, aussi. Qu'on donne le signal gratuit, pour que le signal puisse entrer dans toutes les maisons. C'est une télévision communautaire, on pourrait très bien faire ça. La télévision communautaire n'est nécessairement pas en concurrence avec les médias nationaux, pas besoin d'avoir peur à ce niveau-là », réclame Jean-Claude Loranger.

Radio-Canada a mentionné par écrit que la Société d'État est en train d'évaluer ses options, et qu'il est encore tôt pour se prononcer.

TVA n'a pas voulu accorder d'entrevue, mais a répondu par courriel que le réseau prend des actions pour donner une visibilité régionale en donnant une place aux reporters des régions, qui participent aux bulletins nationaux du TVA Nouvelles. Chaque station régionale de TVA a son propre bulletin de nouvelles et en gère complètement l'affectation.

Plus d'articles

Vidéo du jour


10 choses à savoir sur le « Cyber Monday »