Retour

La Commission municipale du Québec entend le témoignage de Lucie Gravel

La saga qui entoure la municipalité de Roquemaure s'est poursuivie aujourd'hui à Rouyn-Noranda. La mairesse de Roquemaure Lucie Gravel a témoigné devant la Commission municipale du Québec.

Un texte de Sandra Ataman

Elle fait l'objet d'une enquête en éthique et déontologie à la suite d'une plainte déposée par l'ancienne conseillère municipale Sophia Chalifour. En avril 2015, la Commision s'était penchée sur les agissements de deux anciens conseillers municipaux.

Lucie Gravel a d'abord raconté au juge administratif, Thierry Usclat, avoir présenté l'idée d'un projet de centre multiservice alors qu'elle n'était pas encore mairesse. Selon son témoignage, les conseillers municipaux avaient rejeté l'idée prétextant qu'elle n'était pas viable. C'est à ce moment qu'elle a décidé de se présenter aux élections au poste de mairesse.

Lucie Gravel a affirmé que sa victoire a créé du mécontentement au sein du conseil. Elle a aussi expliqué avoir mis son projet sur la glace.

Elle a aussi été questionnée sur la relance du dépanneur de la municipalité. Comme mairesse, elle a fait valoir son droit de veto alors que le conseil voulait accorder un prêt de 10 000 $ à un citoyen qui en avait fait la demande par l'entremise du Comité d'aide au développement.

Lucie Gravel a expliqué qu'elle voulait ainsi prendre le temps de demander un avis juridique sans l'aval du conseil.

La plaignante, l'ancienne conseillère municipale Sophia Chalifour, a affirmé dans son témoignage que la mairesse avait agi ainsi parce qu'elle voulait lancer son propre centre multiservice incluant un dépanneur.

Le juge administratif Thierry Usclat a demandé à la mairesse pourquoi elle n'avait jamais porté plainte pour les gestes de favoritisme dont elle a été témoin depuis son élection, par exemple une augmentation importante de salaire.

Il a d'ailleurs encouragé Lucie Gravel à s'adresser au ministère des Affaires municipales si elle avait besoin d'aide. Il a ajouté que certaines situations ne doivent pas être tolérées dans une municipalité.

Plus d'articles

Commentaires