L'aide et le support s'organisent dans la communauté de Taschereau, au lendemain de l'incendie de la résidence du chemin d'Aiguebelle qui a couté la vie à quatre personnes.

Avec les informations de Thomas Deshaies

Selon nos informations, les victimes seraient une mère de famille, ses deux enfants et leur grand-mère.

Yvan Fortier est le premier pompier arrivé sur les lieux. Il explique qu'à son arrivée, le brasier était déjà important.

« Lorsque je suis arrivé, tout était en flammes. On savait qu'il n'y avait plus rien à faire. On ne sait pas à quelle heure l'incendie a commencé. Nous, on a reçu l'alerte à 5 h 04 exactement. Ça nous prend environ cinq minutes le temps de s'en aller à la caserne et de partir. Je dirais qu'à 4 kilomètres, on voyait les flammes », se souvient Yvan Fortier.

Les pompiers se réuniront d'ailleurs ce soir, mardi, afin de faire le bilan des événements et de consulter les pompiers qui auraient besoin de soutien psychologique.

Il ne s'agit que du deuxième incendie mortel en 40 dans la petite municipalité de 954 âmes.

La cause de l'incendie est toujours indéterminée.

La municipalité ouvre ses portes

Aux bureaux de la municipalité, l'équipe est ébranlée par la tragédie, raconte la directrice générale adjointe de Taschereau, Chantal Martel.

Elle rappelle à la famille que les ressources de la municipalité sont à leur disposition au besoin.

De l'aide psychologique

À la Commission scolaire du Lac-Abitibi, on indique que le personnel et les élèves de l'école que fréquentaient deux des victimes recevront du support psychologique.

Au retour de la semaine de relâche, la commission scolaire rencontrera le personnel, lundi prochain, afin de planifier le retour en classe des élèves, prévu mardi, afin de leur offrir le soutien nécessaire.

« Il va y avoir de l'aide psychologique, assure le directeur adjoint de la CSDLA, Yves Dubé. Il va y avoir des ressources qui vont rester dans l'école pour parler avec les étudiants, informer notre personnel que durant les récréations, il y aura peut-être des élèves qui vont plus s'extérioriser pour en discuter. [On veut] sensibiliser le personnel de l'équipe-école que les jeunes peuvent avoir des réactions pas immédiates, ça peut être une journée, trois jours, une semaine et même des mois après l'événement. »

Le maire connaissait bien la famille

Une journée après les événements, le maire de la municipalité, Lucien Côté, était encore abasourdi.

« C'est très difficile, ç'a été un choc quand j'ai appris cela. Je connais très bien le [grand-père], j'ai travaillé une partie de ma vie avec lui à l'usine de Tembec qu'il y avait ici à Taschereau. J'ai encore des frissons. Je n'ai presque pas de mots. Juste à y penser... j'ai encore des frissons. Ça me fait de la peine, c'est atroce », a-t-il confié.

Il tient lui aussi à ouvrir les portes de la municipalité à ceux qui en auraient besoin.

« À la muncipalité, on va faire tout ce qu'on peut pour les aider, s'ils ont besoin de choses, d'une location de salle, etc. On va être là pour eux », a-t-il indiqué.

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