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La communauté Métis de Nipissing-Mattawa a-t-elle eu des ramifications jusqu'au Témiscamingue?

Les audiences dans le procès de Michel Tremblay se sont poursuivies au palais de justice de Rouyn-Noranda ce matin. L'homme est accusé d'avoir commis 48 constats d'infractions en vertu de la loi sur la conservation de la faune, de la loi sur l'aménagement durable du territoire forestier et de la loi sur les forêts.

Un texte de Félix B. Desfossés

Bien que M. Tremblay soit reconnu en tant que métis, lui-même et ses avocats ont maintenant la tâche de prouver qu’une communauté métisse historique, identifiable et distincte existe ou a bel et bien existé dans le sud du Témiscamingue où ses infractions dont il est accusé ont été commises.

Ce matin, donc, la défense, représentée par Me Darryl Korell, a interrogé Dr Siomonn Pulla, expert en histoire des communautés métisses.

Devant le juge Gilles Ouellet, M. Pulla a parlé du mode de vie de la communauté métisse historique de Nipissing-Mattawa, située près de North Bay, dans le nord-est de l’Ontario.

Selon l’historien, les membres de cette communauté avaient de nombreux liens avec les territoires de la communauté de Kebaowek, située dans le sud du Témiscamingue québécois, jusqu’au Fort Témiscamingue.

Il affirme que de nombreux métis de Nipissing-Mattawa étaient guide de chasse et pêche pour de riches Américains s’adonnant à ces sports à la fin du 19e siècle, ce qui les a menés à dans plusieurs lieux du Témiscamingue, jusqu’à la baie d’Hudson, établissant au passage des fermes et fondant des familles.

M. Pulla a également exposé la démarche qu’il a utilisée afin d’analyser l’arbre généalogique de Michel Tremblay. Son analyse généalogique sera présentée au cours de l’après-midi.

Le procès devrait durer encore plusieurs semaines. Le jugement est attendu au mois de janvier 2018.

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