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La coopérative jeunesse de Val-d'Or axe ses projets sur la protection de l'environnement

La Coopérative jeunesse de service de Val-d'Or change de nom et se spécialise dans des projets en lien avec la protection de l'environnement. La coopérative jeunesse de service sera maintenant connue sous le nom de Coop d'initiation à l'entrepreneuriat de Val-d'Or (CIEC).

Un texte de Thomas Deshaies

L'ouverture officielle de la coopérative a été soulignée mercredi dans le cadre d'un BBQ populaire qui a eu lieu à la place du Marché public de la Vallée-de-l'Or.

Les participants, âgés de 14 à 17 ans, développeront des projets écoresponsables, tel que l'explique leur coordonnatrice, Florence Vallière. « On va vendre des produits écoresponsables, au marché public, faire des sacs de conservation lavables et réutilisables, faire des pellicules à la cire d'abeille », énumère-t-elle.

Des ateliers de sensibilisation seront également offerts sur les sites des festivals de Val-d'Or, grâce à une contribution financière de quelques entreprises.

Une nouvelle approche

Il s'agit de la seule des sept coopératives de l'Abitibi-Témiscamingue qui a misé sur le créneau environnemental, souligne Chantal Vallière, agente de développement en entrepreneuriat pour le Carrefour jeunesse emploi d'Abitibi-Est.

Antérieurement, les jeunes étaient davantage appelés à faire des travaux manuels, plutôt que de développer des produits. Le programme était d'ailleurs dédié à des participants âgés de 12 et 13 ans, ce qui a justifié une modification de l'approche, explique Mme Vallière.

C'est d'ailleurs pour cette raison que Léa Bolduc, présidente de la coop, a décidé de s'impliquer dans le projet. « C'était un projet qui m'intéressait à cause de l'environnement, surtout qu'on peut se soucier de l'environnement, en même temps que travailler », explique-t-elle.

Concevoir le monde du travail autrement

L'objectif des coopératives est de développer le sens entrepreneurial des participants, en dehors des logiques classiques du système capitaliste.

Il s'agit aussi d'une manière pour les jeunes d'obtenir un salaire redistribué équitablement parmi tous les participants.

L'agente de promotion à l'entrepreneuriat coopérative jeunesse, Rose-Marie Plourde-Leclerc, qui forme les coordonnateurs de la région, explique que le pouvoir décisionnel revient aux participants. « Ce sont les jeûnes qui bâtissent au complet leur entreprise, qui prennent leurs décisions, en conseil d'administration, ils travaillent en comité de travail aussi », explique-t-elle.

Plus de 90 jeunes œuvrent actuellement dans les coops d'initiation à l'entrepreneuriat de la région, soit à Lebel-sur-Quévillon, Ville-Marie, La Sarre, Val-d'Or, Amos et Rouyn-Noranda.

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