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La culture en Abitibi-Témiscamingue : des recommandations soumises au ministre Luc Fortin

Le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin, était de passage aujourd'hui au Petit théâtre du Vieux-Noranda. Il procédait à une consultation publique pour parler du renouvellement de la politique culturelle du Québec. Plusieurs intervenants issus du milieu culturel ont fait part de leurs enjeux. 

D'après la chronique culturelle d'Angie Landry

Le directeur général de la Corporation Archéo-08 a profité du passage du ministre dans la région pour lancer un cri d'alarme. Selon David Laroche, la promotion et la recherche sur l'archéologie sont importantes pour le patrimoine culturel des régions. Or, la difficulté à trouver du financement auprès du ministère complique la tâche d'Archéo-08, un modèle unique, qui gagnerait selon lui à être développé dans les autres régions du Québec.

« On s'entend aussi qu'on fait des contrats lucratifs pour être capables de se subventionner et de payer les fouilles archéologiques à la grandeur du territoire, ce qui nous permet de connaître notre territoire. Étant un organisme à but non lucratif, les profits de ces travaux-là s'en vont dans la recherche. Donc, s'il y a moins de subventions, si il y a moins de travail, ça fait qu'à un moment donné, le développement de la recherche et de la connaissance archéologique de l'Abitibi-Témiscamingue est mis en danger », soutient David Laroche. 

À la suite de son témoignage, le ministre a indiqué vouloir rencontrer le directeur général d'Archéo-08. Selon Luc Fortin, l'expertise particulière de l'organisme pourrait jeter les bases d'un modèle à construire dans l'ensemble des régions du Québec.

Enjeux culturels pour les Autochtones

Lors des audiences, le responsable des activités culturelles de la communauté algonquine de Pikogan a parlé de l'importance de prendre en considération le point de vue des Premières nations dans l'élaboration de la nouvelle politique culturelle.

Tom Mapachee a insisté sur la nécessité d'aider les communautés autochtones dans leurs efforts de promotion et de préservation des langues autochtones en adressant quelques mots en algonquin à l'assistance. 

« Les gens ne veulent plus s'impliquer volontairement pour donner des cours. Quand on sait qu'il y a des paliers de gouvernements qui ont des fonds, nous allons faire des recherches en ce sens-là, pour rémunérer les enseignants qui existent encore dans notre communauté pour pouvoir préserver notre langue et la faire revivre davantage, que les jeunes puissent l'apprendre cette langue-là qui nous est si chère », a-t-il souligné.

Mémoire sur les lieux alternatifs de diffusion

Lors de cette journée, un mémoire préparé par Geneviève Béland, de Val-d'Or, et Mathieu Larochelle, d'Amos, a été déposé et a exposé comment les lieux alternatifs de diffusion sont complémentaires aux grands lieux de diffusion. Une consultation sur le sujet avait par ailleurs circulé sur Internet au cours du mois de mai, ciblant les consommateurs de spectacle, les diffuseurs alternatifs et les agents de spectacles.

Sandy Boutin sur le comité-conseil de la consultation

Le président-cofondateur du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue, Sandy Boutin fait notamment partie du comité-conseil de cette consultation publique.  Il sera sur place pour entendre les témoignages des acteurs de la culture de la région.

« Ce que le ministre a souhaité, quand il a créé ce comité-conseil, c'était d'avoir des gens qui possèdent un peu tous les aspects de la culture autour de lui, pour l'aider à faire le cheminement qui va mener au renouvellement de la politique culturelle du gouvernement québécois, explique-t-il. La précédente politique culturelle remonte à déjà longtemps, au début des années 1990, lorsque Liza Frulla était ministre de la Culture. On arrive à un point tournant, ça fait plus de 25 ans. », explique-t-il. 

Le rôle de la politique sera donc d'élaborer les fondements qui vont dicter les actions du gouvernement dans le domaine culturel. 

Les consultations ont lieu un peu partout dans les régions du Québec. Selon Sandy Boutin, c'est le moment de venir discuter autant des problématiques que des bons coups au sein du domaine culturel de chaque région.

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