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La Fabrique à légumes teste le compostage communautaire à Mont-Brun

Les quelques 200 foyers du quartier rural de Rouyn-Noranda peuvent désormais mettre leurs déchets organiques dans une chaudière séparée du recyclage et des rebuts dans le cadre d'un projet pilote de compostage supporté par la Ville de Rouyn-Noranda, qui doit bannir l'enfouissement des matières putrescibles d'ici 2020, comme l'exige le gouvernement du Québec.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Le jardinier de la Fabrique à légumes, André-Denis Pelletier, montre le tas de compost ramassé dans le village.

« Le compost, nous on va le prendre et on va le remettre dans le jardin. On va le mélanger avec de la terre et ça va donner de l'engrais », explique celui qui récolte encore fèves, tomates et autres courgettes dans le potager et dans la serre de 24 pieds par 48 aménagés cette année derrière l'église du quartier rural de Rouyn-Noranda. Le jardinier croit ensuite avoir du travail de préparation de terrain jusqu'à novembre.

Entraide citoyenne

La cueillette de compost a commencé l'an dernier auprès d'une vingtaine de résidents du village pour engraisser le jardin communautaire.

« On est les premiers, comme pour tester comment ça marche dans une communauté, rappelle le président de la Corporation de développement économique de Mont-Brun, Jean-Claude Gagné. On l'avait fait un peu l'année dernière, on avait eu une assez bonne réponse du village, [donc] cette année on va avoir tout le quartier au complet. »

Avec les 5 000 dollars que la Ville a accordé au projet pilote, une camionnette a pu être achetée. Un préposé a aussi été embauché par la Fabrique à légumes pour faire la cueillette des pelures de fruits et de légumes, du marc de café et des coquilles d'oeufs à chacune des 200 portes que compte le quartier de Mont-Brun. Cette personne est aussi chargée de faire le tri des matières recueillies et de mélanger le compost en respectant les proportions adéquates d'environ une part de matières humides pour deux parts de matières sèches.

« On a donné à chaque citoyen qui participe une chaudière dans laquelle il dépose ses retailles de table et notre préposé passe le lundi pour récupérer ça », indique l'initiateur du projet, Francis Riou, avant de préciser que des agriculteurs du coin fournissent à l'occasion de la paille et autres feuilles mortes. Les sceaux sont par la suite rincés avant d'être rapportés dans chacun des foyers.

Projet pilote surveillé de près par la Ville de Rouyn-Noranda

La Ville se réjouit du projet, une opportunité de tester la faisabilité et la rentabilité de la collecte du compost en milieu rural, selon la coordonnatrice des matières résiduelles, Marie-Josée Bart.

« On va pouvoir voir si effectivement, c'est un projet qu'on pourrait réitérer et même si ce n'est pas un projet qu'on pourrait extrapoler dans d'autres quartiers », explique-t-elle, ajoutant que le projet lui permet d'acquérir des connaissances sur la gestion des matières organiques en milieu moins densément peuplé.

Les résultats du projet doivent être soumis à la Ville cet automne, qui pourra en évaluer les forces et les faiblesses. 

Écouter l'entrevue complète avec Marie-Josée Bart : 

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