Retour

La famille Gélinas de Lorrainville, éleveurs d'agneau depuis 1906!

La famille Gélinas au Témiscamingue, qui élève des agneaux à Lorrainville depuis 1906, initie une sixième génération à la production ovine. Ils travaillent ainsi à contre-courant alors que le nombre de producteurs d'agneaux a considérablement diminué depuis les cinq dernières années.

Avec les informations de Tanya Neveu

Au champ, la famille Gélinas appelle les moutons. Simon est le cinquième de sa lignée à travailler à la ferme.

Passion : moutons!

« C'est un métier de passion, lance-t-il d'emblée. Si on n'est pas passionné, on n'est pas ici. C'est sûr que ce n'est pas toujours facile. »

Père de 5 ans enfants avec un sixième bébé en route, il souhaite que l'un d'entre eux puisse aussi prendre la relève de la ferme. À 11 ans, Charles-Édouard s'imagine déjà être à la tête de la ferme familiale. « Pour faire comme mes parents, vu que j'aime les animaux comme mon père », justifie le jeune travailleur agricole, qui gagne cinq dollars par semaine pour donner un coup de main à son père et à son grand-père.

La liberté liée aux grands espaces

Même si Anna-Rose souhaite enseigner plus tard, elle voudrait aussi garder un pied dans la ferme. « Pour être avec les animaux et avoir de l'espace et se sentir bien », plaide la jeune fille.

Le père de Simon, Rolland Gélinas, en a vu des moutons. Il fait partie de la quatrième génération d'éleveurs à prendre le relais d'Avila Rocheleau, qui s'est établi au Témiscamingue en 1906. Rolland Gélinas a racheté la ferme de sa mère il y a 40 ans, en avril 1977.

Les défis de la production ovine selon lui, production : l'administration et la traçabilité des animaux. « C'est une couple d'heures tous les jours, confirme-t-il. Tu ne peux pas passer à côté. Tout doit être enregistré. »

Des hauts et des bas dans l'industrie

Au Témiscamingue, le nombre de producteurs d'agneaux est passé de 26 à six en l'espace de 5 ans. Simon Gélinas a aussi déjà pensé abandonner.

« On s'est remis en question, [mais] on s'est dit que c'était la sixième génération qui était là, indique celui qui dit avoir voulu maintenir le cap pour ses enfants. Ces enfants-là sont super heureux de vivre ici, de grandir. C'est une qualité de vie qu'on leur offre. »

Avec 800 brebis, les Gélinas sont les plus gros producteurs ovins en Abitibi-Témiscamingue.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une crampe musculaire vraiment intense





Rabais de la semaine