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La folie des jeux d'évasion atteint l'Abitibi-Témiscamingue

Les jeux d'évasion sont de plus en plus populaires dans les grands centres, mais voilà que le phénomène s'amène en Abitibi-Témiscamingue. Une deuxième entreprise ouvrira ses portes sous peu dans la région.

Un texte de Marie-Hélène PaquinCes jeux dont vous êtes le héros sont une véritable sensation depuis quelques mois.Après en avoir essayé à Montréal, des Abitibiens ont voulu rapporter le concept en Abitibi.

C'est notamment le cas de Danny Bergeron, copropriétaire d'Escario, qui ouvrira ses portes le 4 avril à Rouyn-Noranda.« On trouvait que c'était un divertissement qui manquait à Rouyn-Noranda, en Abitibi. [On voulait] un jeu d'évasion du niveau des grands centres urbains », affirme-t-il.

Le concept est plutôt simple : on vous enferme dans une pièce et, à l'aide d'indices, vous avez une heure pour en ressortir, aidé d'un maître de jeu.

« 60 minutes pour sortir de la pièce, pas plus, pas moins. Le taux de réussite est bas, parce que c'est compliqué pour réussir à sortir de la pièce. On mise sur l'ambiance sonore, les lumières, on va chercher tout pour stresser les gens ou les mettre dans l'ambiance, on veut que ça soit une expérience immersive », précise Danny Bergeron.

Des concepts à l'infiniBunker sous terre, nuit des zombies ou lendemain de veille dans une chambre d'hôtel de Las Vegas, tous les concepts sont bons pour ces pièces d'où on veut sortir à tout prix.C'est ce qui explique la popularité de ces jeux, selon Jérémie Riopel, cofondateur d'ÉvasionAT, un jeu d'évasion mobile lancé à Amos en octobre 2017.

« Les gens sont plongés dans un environnement immersif, il y a du stress et il y a toute la proximité avec ton équipe. Veux, veux pas, quand tu ouvres un cadenas, tu es content, tu dis "yes, on a réussi, on avance, on va l'avoir [sic]". Ça te tient en adrénaline jusqu'à la dernière seconde, où soit tu réussis, soit tu ne réussis pas », fait-il valoir.En moyenne, 5 % des équipes réussissent à sortir sans aide et 15  s'en sortent avec l'aide du maître de jeu.Une compétition ?À deux jeux d'évasion en Abitibi-Témiscamingue, les entrepreneurs craignent-ils une compétition?« Nous, on ne le voit pas comme de la compétition, mais plus comme de l'aide. Un défi qu'on a, c'est de rendre le concept plus populaire. Avec Escario, il va aider à rendre le concept plus populaire », indique Jonathan Jolin, copropriétaire d'ÉvasionAT.Si vous êtes à la recherche d'émotions fortes et que vous faites preuve d'une grande logique, les jeux d'évasion sont tout désignés pour vous.

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