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La forêt de la région sous la loupe d'un inventaire écoforestier

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a informé quelques propriétaires de terres et boisés de l'Abitibi-Témiscamingue que leurs lots seraient visités cet été, dans le cadre de son programme d'inventaire écoforestier.

Un texte de Lise Millette

Les données recueillies permettent d'avoir une idée plus précise de la composition des milieux forestiers québécois. Pour y parvenir, des techniciens forestiers du ministère visiteront différents lieux pour prendre des mesures dans ce qui est appelé une « placette-échantillon ».

Cette placette est en fait une zone circulaire de 11,28 mètres de rayon, à l'intérieur de laquelle des échantillons sont prélevés. On retrouve alors des placettes-échantillons temporaires, qui ne seront observées qu'une seule fois, et des placettes-échantillons permanentes, qui seront revisitées tous les 10 ans environ.

« Les données recueillies dans les placettes-échantillons permanentes vont servir surtout aux chercheurs. On va pouvoir suivre la croissance des arbres, les maladies, les insectes ravageurs, suivre aussi la dynamique forestière. Alors que dans les temporaires, ce sera plutôt des données que l'on remet au forestier en chef, aux ingénieurs forestiers qui font l'aménagement, pour avoir un volume de bois et faire la planification de la récolte, etc. », précise Philippe Racine, ingénieur forestier au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

On retrouve 12 000 placettes permanentes sur le territoire du Québec et l'année 2018 marquera le cinquième programme d'inventaire depuis 1970, moment où ce processus a été mis en place.

Un processus long et minutieux

Colliger ces informations pour les 588 200 km carrés de forêts québécoises situées au sud du 52e parallèle représente un processus long et minutieux, comme le précise Philippe Racine.

Les travaux de collecte s'effectuent normalement de la mi-juin à la mi-octobre. Lors de leurs déplacements en forêt, les techniciens forestiers procèdent au marquage de certains arbres et à la récupération de carottes d'arbres. Pour y parvenir, ils doivent faire une incision dans l'arbre, à un mètre du sol.

Ils retireront un petit cylindre de 5 milimètres de diamètre et d'une longueur variable, selon la taille de l'arbre. Cette petite ouverture mettra un peu moins de deux ans pour se refermer. Aucun arbre ne sera abattu ou endommagé au cours de l'opération, assure le ministère.

Les secteurs choisis ont été sélectionnés de manière aléatoire. Les propriétaires de forêts privées ont été informés de ces visites par lettre. Un rapport précisant ce qui a été observé dans les zones boisées au cours de l'été sera expédié aux propriétaires concernés en mars 2019.

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