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La gonorrhée toujours en augmentation en Abitibi-Témiscamingue

La gonorrhée est en augmentation depuis la fin 2017 dans la région. La direction de la santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS-AT) indique que 34 cas ont déjà été déclarés depuis le début de l'année 2018, soit plus de la moitié des cas déclarés durant toute l'année 2017.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

La direction de la santé publique se dit préoccupée par cette situation, surtout que si elle n'est pas traitée à temps, cette infection transmissible sexuellement, souvent asymptomatique, peut occasionner des complications et nécessiter une hospitalisation ou d'autres interventions médicales.

« C'est très préoccupant pour nous, parce que c'est une infection qui est asymptomatique, donc elle se propage facilement, d'où l'importance de faire de la prévention et de se protéger. C'est d'autant plus préoccupant qu'on peut développer des résistances aux antibiotiques qui traitent la gonorrhée, donc c'est important de bien suivre le traitement aussi », affirme l'infirmière-conseil en infections transmissibles sexuellement et par le sang du CISSS-AT, Marie-Michèle Grenier.

Elle ajoute que les adultes de 20 à 34 ans sont particulièrement à risque, avec 59 % des cas recensés. Suivent les adultes de 40 à 44 ans, avec 23 % des infections répertoriées.

Une cause en particulier?

Marie-Michèle Grenier indique qu'il est difficile d'attribuer cette augmentation de la gonorrhée à une cause en particulier, mais que la tendance est observable à l'échelle du pays.

« Certainement le fait que les gens ont plusieurs partenaires sexuels et aussi que les gens ne se protègent pas avec le condom lors de rapports sexuels. C'est vraiment ça qui ressort le plus. La meilleure façon [de prévenir], ça reste que c'est le port du condom pour tout type de rapport sexuel. L'autre chose, c'est de se faire dépister régulièrement si on a des comportement sexuels à risque », soutient Marie-Michèle Grenier.

Parmi les symptômes qui peuvent apparaître entre deux et sept jours après la transmission, citons notamment des écoulements par les organes génitaux, des picotements ou sensations de brûlure en urinant, des douleurs dans le bas du ventre et pendant les relations sexuelles ainsi que des saignements anormaux ou des maux de gorge.

Les complications incluent une atteinte inflammatoire pelvienne, l'infertilité ou la grossesse ectopique.

La gonorrhée peut aussi entraîner la cécité chez les nouveaux-nés infectés.

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