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La loi 20 devrait aider les régions à recruter des médecins

Le président de l'Association des médecins omnipraticiens du nord-ouest du Québec croit que la Loi 20 aura des effets positifs en Abitibi-Témiscamingue. Le gouvernement du Québec a adopté hier la Loi favorisant l'accès aux services de médecine de famille et de médecine spécialisée.

Avec les informations de Vanessa Limage

« Cette rigueur à appliquer les PREM devrait nous aider à recruter beaucoup de médecins »

Dr Jean-Yves Boutet estime que ce sera plus facile de recruter des jeunes médecins. « Les PREM, ce qu'on appelle les Plans régionaux d'effectifs médicaux, ne pourront pas être dépassés. Auparavant, il y a eu beaucoup de laxisme dans l'application de cette pratique-là. Mais maintenant, un jeune médecin qui finit, qui dit: "Je vais m'installer à Montréal", s'il n'a pas son avis de conformité ne pourra pas s'installer à Montréal. Ou s'il s'installe, il fera face à des pénalités qui sont quand même très importantes. Donc pour les régions périphériques que ce soit la Côte-Nord, l'Abitibi, la Gaspésie, cette rigueur à appliquer les PREM devrait nous aider à recruter beaucoup de médecins », estime-t-il.

Au départ, le projet de loi prévoyait , entre autres, imposer un quota de patients aux médecins de famille. Cependant, cet élément a été mis de côté avec la signature d'une entente avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, en mai dernier. Ces quotas ont plutôt été remplacés par différentes mesures qui visent à améliorer l'accès aux soins.

« On va être capable de prendre en charge les Québécois qui se cherchent un médecin de famille »

« Cette entente-là prévoit des engagements pour supporter des médecins de familles, accès aux consultations, accès aux examens, plus de personnels pour les aider dans leur bureau, plus de tracasseries administratives, souligne le président de la Fédération des médecins omnipraticiens, Dr Louis Godin. Tout ça va faire qu'on va être capable de prendre en charge les Québécois qui se cherchent un médecin de famille et aussi s'assurer qu'on va être capable de les lorsqu'ils sauront besoin d'être vu dans nos bureaux, plutôt que d'avoir à se présenter à l'hôpital ou à l'urgence. »

Le projet de loi 20 prévoit que la proportion de Québécois qui ont un médecin de famille passera de 70 à 85 % d'ici 2018. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, rappelle que des sanctions sont prévues, si cet objectif n'est pas atteint dans les temps.

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