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La mairesse de Roquemaure, Lucie Gravel, objet d'une enquête à la Commission municipale du Québec

Autre rebondissement dans les affaires municipales de Roquemaure, en Abitibi-Ouest. La mairesse Lucie Gravel fait l'objet d'une enquête en éthique et déontologie à la Commission municipale du Québec. La plainte a été déposée au nom du conseil municipal par l'ex-conseillère municipale Sophia Chalifour en mai dernier.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

La Commission municipale s'était déjà penchée sur les agissements de deux anciens conseillers municipaux : Yannick Leclerc a été blanchi et Mathieu Plourde a été réprimandé.

Le 8 avril 2015, le conseil municipal de Roquemaure mandate par voie de résolution la conseillère municipale Sophia Chalifour de déposer une plainte contre la mairesse. Un mois plus tard, le 5 mai, Sophia Chalifour et trois autres conseillers municipaux démissionnent.

Le 19 mai, la plainte est reçue par une juge de paix de La Sarre. Elle fait état d'allégations de conflit d'intérêts non déclaré dans le dossier de la relance du dépanneur.

Le document allègue également une mauvaise utilisation des fonds publics et de bris de confidentialité de la mairesse par rapport à des renseignements obtenus dans le cadre de ses fonctions.

L'ex-conseillère Sophia Chalifour dit avoir agi pour la postérité. « Parce qu'on avait essayé des discussions et toutes sortes de solutions pour résoudre les problèmes qu'il y avait. C'était la seule solution qu'on a trouvée. On est venus à la conclusion qu'avec tous les problèmes qu'on avait, la seule solution c'était de faire une plainte pour que quelqu'un puisse nous aider là-dedans. On n'avait pas d'aide, on cherchait de l'aide », témoigne-t-elle. 

La mairesse dit pour sa part être stressée par le processus en cours. Lucie Gravel nie les allégations contenues dans la plainte sans vouloir les commenter davantage.

Elle mentionne que, pendant ce temps, l'ambiance se détériore au village. « Les personnes se croisent et il y en a qui se tournent pour ne pas saluer. C'est pas pour demain que tout va [re]prendre son cours, je crois ».

Les audiences de la Commission municipale du Québec dans ce dossier sont prévues du 9 au 12 août 2016. 

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