Retour

La mine Canadian Malartic admet que « ses activités génèrent des nuisances », mais consulte la population pour les atténuer

La mine Canadian Malartic reconnaît que « ses activités génèrent des nuisances » auprès de la population.

C'est l'un des éléments qui ressort du premier bilan de la démarche de consultation publique qu'elle a amorcée en mai. L'entreprise est allée à la rencontre du public huit fois depuis, afin d'améliorer ses relations avec les Malarticois. Elle rendait public un premier bilan de la démarche aujourd'hui.

« C'est une nouvelle philosophie, explique la coordonnatrice aux communications et relations communautaires à la mine Canadian Malartic, Mélissa Desrochers. C'est une nouvelle façon de faire dans nos relations communautaires. Dans le fond, ce qu'on dit aux gens, c'est que nos activités créent des impacts et ce qu'on souhaite, c'est de travailler avec la communauté à élaborer des solutions, les mettre en place. Ce qu'on veut, c'est atténuer, annuler ou compenser dans le fond, les impacts de nos activités. »

Groupes citoyens rassurés

Différents groupes de citoyens ont partagé leur vision de la cohabitation avec la mine à ciel ouvert. Le Comité de suivi Canadian Malartic voit le processus de consultation d'un bon oeil.

« On a été rassurés, dans le cadre de cette rencontre-là, d'entendre que Canadian Malartic, pour une première fois, reconnaît que les activités génèrent des nuisances, soutient la coordonnatrice du Comité de suivi, Marie-Ève Nolet. Pour la première fois, [on] dit vouloir trouver des solutions pour annuler et atténuer ou compenser les nuisances. Donc on pense qu'il faut saisir cette opportunité-là de collaborer tout le monde ensemble, c'est-à-dire la mine, le comité de suivi, les citoyens ainsi que tout groupe concerné afin de trouver des solutions. »

La Ville aux aguets

Les membres du Conseil municipal de Malartic ont aussi été invités à partager leur vision de la cohabitation avec la mine à ciel ouvert.

« Les objectifs principaux, c'est bien sûr d'avoir une démarche qui soit acceptée par les citoyens, au bout de la ligne, que le processus permette aux gens de comprendre exactement ce que la Canadian Malartic fait comme activité et quels sont les moyens qu'elle prend pour atténuer les problématiques ou pour les diminuer ou sinon pour compenser, croit le maire, Martin Ferron. C'est tout ça que va mener cette démarche-là. Les gens doivent bien sûr y participer. Il y en a beaucoup également qui ont l'intérêt d'y participer. C'est du souci de bien faire, d'être un citoyen corporatif qui veut être exemplaire. Mais nous aussi on veut une paix sociale aussi à Malartic. »

Proposer des solutions

La prochaine étape du processus de consultation se tiendra les 3 et 4 octobre et prendra la forme d'ateliers. La mine Canadian Malartic et les citoyens seront invités à proposer des pistes de solutions pour améliorer l'acceptabilité sociale.

Les citoyens qui demeurent plus près de la fosse espèrent effectivement que des gestes concrets pour atténuer les impacts de l'activité minière pourront être posés à la suite des consultations. « C'est bien sûr que si vous amenez quelqu'un qui demeure à la sortie de la ville, il ne trouvera pas les mêmes solutions que nous autres, explique Guy Morrissette, membre du comité de citoyens de la zone sud de la voie ferrée de Malartic. Nous autres, on en a des solutions. Ça passe par une zone tampon. Il n'y a pas d'autres choses. C'est bien sûr que si c'est ça qu'on veut, on va s'asseoir avec eux autres. Essayer de négocier ça. »

L'initiative consultative de la mine Canadian Malartic se déroulera jusqu'à l'hiver 2016.

Plus d'articles

Commentaires