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La mine Westwood peut rouvrir le niveau 104 où un événement sismique avait retenu 9 travailleurs sous terre

La minière Iamgold a obtenu le feu vert pour amorcer des travaux de rétablissement et de réhabilitation, à la mine Westwood, en Abitibi. La compagnie a maintenant l'autorisation de la Commission de la santé et de la sécurité du travail pour commencer ces travaux qui prévoient la construction d'une voie de contournement du niveau 104.

Le 26 mai dernier, un événement sismique avait retenu neuf travailleurs sous terre pendant plusieurs heures à ce niveau. Cinq experts en mécanique des roches, dont un mandaté par la CSST, ont fait des recommandations.

« C'est vraiment qu'on a l'autorisation de la part des agents de santé et de sécurité de débuter des travaux de contournement ainsi que le remblayage du site affecté par l'effondrement de mai. On contourne à tout près de 1 km. Il y a 1 km de développement à faire. Donc, tout ça va se faire entre 6 et 12 mois, donc, au courant de l'année », explique Sylvain Lehoux, directeur de la mine Westwood.

Le plan de la CSST

La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) précise qu'aucune activité d'exploitation n'a été autorisée pour le moment dans cette zone. Iamgold a présenté un plan d'action à la CSST en neuf étapes. Au cours des prochaines semaines, la compagnie pourra effectuer des travaux de remblayage pour solidifier les galeries et bloquer des accès.

« Là, c'est les travaux de réhabilitation de terrain, de consolidation du massif rocheux, explique le chef d'équipe des inspecteurs du secteur des mines à la CSST, Sylvain Ferrante. C'est vraiment un plan de travail pour avoir accès au niveau 104, toujours en évitant le secteur des ouvertures des sous-niveaux. Donc, ce secteur-là n'existera plus. Il va être condamné, il va être consolidé, solidifié, puis les travaux vont se faire par des voies de contournement. »

Il ajoute que les travaux à effectuer sont complexes. « Le 104, c'est très grand. Le secteur problématique, c'est les ouvertures des sous-niveaux. En fait, ça ressemble à des portes et c'est là que le massif rocheux a été fragilisé. Pour réussir à consolider le massif rocheux et l'empêcher de continuer à bouger, c'est du remblai qui va être mis dans ces ouvertures-là. Donc, il n'y aura plus de minage de fait dans le secteur problématique de la mine. »

Le rapport final de la CSST sur cet incident est prévu d'ici la fin de février. L'exploitation dans ce secteur ne pourra être autorisée avant le rapport final des enquêteurs.

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