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La MRC de Témiscamingue a économisé plus d'un million de dollars grâce au compostage

La MRC de Témiscamingue a réduit son nombre de déchets de 1300 tonnes par année depuis 6 ans. En janvier 2012, la MRC devenait la première dans la région à se lancer dans le compostage. Même si plusieurs citoyens ont pris de bonnes habitudes quant au tri de leurs matières résiduelles, la MRC constate qu'il y a encore beaucoup de travail à faire.

Avec les informations de Tanya Neveu

Depuis 6 ans, la MRC économise 170 000 $ par année grâce à la réduction des matières à enfouir.

Cependant, la directrice du Centre de valorisation du Témiscamingue, Katy Pellerin, estime que les citoyens doivent mettre encore beaucoup d'efforts lors du tri de leurs matières résiduelles.

« C'est sûr que oui ça a évolué mais il y a encore du travail à faire. Malheureusement, on a encore des contaminants dans le composte principalement au niveau des sacs. Des fois, les gens, ils n'achètent pas nécessairement des sacs compostables donc on retrouve encore beaucoup de sac de plastique", se désole Katy Pellerin.

Éduquer davantage et sévir

La MRC prévoit relancer une nouvelle campagne d'information et d'éducation sur le tri des matières résiduelles en 2018.

Il y a 2 ans, elle embauchait des inspecteurs pour vérifier le contenu des bacs.

Des milliers de billets de courtoisie ont été distribués. Cette année, la MRC poussera l'opération un peu plus loin.

« Malheureusement, on va quand même devoir sévir un peu plus. On a toujours resté avec les billets de courtoisie mais c'est sûr qu'on va devoir aller aux amendes pour les récalcitrants qui font aucun effort », renchérit Katy Pellerin.

Projet d'incinérateur à déchets

Tous les déchets de la MRC sont présentement envoyés à Rouyn-Noranda. Ces opérations représentent des coûts annuels de 900 000 $.

Toutefois, les élus souhaitent implanter leur propre incinérateur à déchets. Il s'agit toutefois d'un investissement majeur.

Le conseil des maires fait une priorité de ce dossier en 2018.

« Ce qu'on s'aperçoit dans les appels d'offre qu'on a fait précédemment c'est que soit les entreprises ne soumissionnent pas du tout ou soumissionnent mais ne répondent pas aux spécifications qu'on a précisé. On est en attente d'avoir un autorisation du ministère des affaires municipales pour une entente de gré à gré avec l'entreprise », explique la préfète, Claire Bolduc.

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