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La piètre qualité des services de santé offerts aux Autochtones dénoncée à la Commission Viens

Les gouvernements adoptent des lois sans penser aux conséquences sur les Premières Nations. C'est l'un des messages qu'a voulu lancer la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador jeudi, devant la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics à Val-d'Or.

Avec les informations d'Émélie Rivard-Boudreau

Les conséquences, selon la directrice générale, Marjolaine Sioui, ainsi que le gestionnaire des services sociaux, Richard Gray, sont que les Autochtones reçoivent difficilement des services de santé spécialisés.

Les deux témoins ont mentionné qu’ils n’avaient rien de nouveau dans leurs revendications. Ils ont déposé de nombreux documents à la commission, tous issus d’autres rapports ayant invoqué les défis des Premières Nations à obtenir des services adéquats.

Les communautés autochtones ont peu de ressources humaines et financières donc, pour obtenir des services de santé de deuxième et troisième ligne, a raconté Marjolaine Sioui, ils doivent souvent se déplacer, parfois sur de longues distances.

Une fois rendus dans les établissements de santé, ils rencontrent souvent des problèmes de communication : les aînés ont généralement comme première langue, leur langue autochtone et leur langue seconde est souvent l’anglais, une langue qui n’est pas exigée par les établissements de santé québécois.

Certains patients autochtones n’arrivent pas à obtenir certains services parce qu’ils demeurent sur une communauté. C’est le cas des personnes qui subissent une amputation. Les ergothérapeutes n’offriraient pas les services dans les réserves à moins que celles-ci paient le service, a donné en exemple Marjolaine Sioui.

Enfin, le gestionnaire de services sociaux, Richard Gray, s’est ajouté à la longue liste des témoins qui ont dénoncé les nombreux placements d’enfants autochtones par la direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Selon lui, réduire la pauvreté dans les communautés contribuerait fortement à régler ce problème.

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