Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, et le ministre des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, ont rencontré le Conseil de la Nation Anishnabe de Lac-Simon, dimanche, en Abitibi. Ils ont annoncé du soutien pour favoriser le retour du corps de police autochtone et des investissements pour la prévention de la criminalité chez les jeunes.

Avec les informations d'Émélie Rivard-Boudreau

Québec retiendra les services d'un consultant expert et policier à la retraite de la Sûrete du Québec, Réjean Hardy, pour appuyer le corps policier de Lac-Simon dans ses opérations policières et administratives. Dès son entrée en fonction, en juin, le corps de police autochtone reprendra graduellement du service. M. Hardy sera en poste pendant un an.

Par cette mesure, le gouvernement appuie le retour du corps de police autochtone demandé par le conseil de bande.

« La Sûreté du Québec fait un excellent travail, mais cela ne remplace pas notre corps de police qui est près des gens », affirme la vice-chef, Pamela Papatie. 

La communauté demandait cependant un meilleur financement de son service de police, pour avoir plus d'effectifs. Mais il est trop tôt, selon Martin Coiteux, car l'entente sur les services policiers autochtones avec les gouvernements provincial et fédéral ne prend fin qu'en 2018. « En attendant, on va regarder si on peut faire d'autres choses qui vont aider le corps de police, qui vont aider la communauté de Lac-Simon », a répondu le ministre. 

Investissements en prévention jeunesse

Québec annonce un investissement de 625 000 $ sur cinq ans pour le déploiement d'un projet du Programme Jeunesse afin d'agir en prévention de la criminalité auprès des jeunes de la communauté.

Un montant de 30 000 $ est aussi octroyé pour faire de la prévention et améliorer les systèmes de sécurité dans les écoles, notamment pour des caméras. « Les événements des derniers mois ont rendu le personnel un peu plus nerveux par rapport à la sécurité, et c'est des demandes que j'ai eues de façon répétée », a témoigné le directeur de l'école primaire Amikobi, Luc Létourneau. Par ailleurs, il se réjouit lui aussi du retour de la police locale, avec qui il avait mis en place un programme de prévention destiné à ces élèves.  

Rappelons qu'en février dernier, un jeune policier de 26 ans, Thierry Leroux, a été tué par un jeune Algonquin, Anthony Raymond Papatie, qui s'est ensuite enlevé la vie.

À peine deux mois plus tard, en avril, un policier a abattu Sandy Michel, un jeune de 25 ans de la communauté.

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