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La Police de Pikogan se dit sous-financée

Des chefs de police autochtones interpellent Québec et Ottawa. Il soulignent que leurs services sont sous-financés pour assurer la sécurité des membres de leurs communautés. Par ailleurs, le financement des services de police autochtones autogérés vient à échéance le 31 mars 2018 et ils souhaitent obtenir des réponses.

Un texte de Claude Bouchard

Le chef de police de Pikogan, Gerry Mapachee, croit que « pour le ministère fédéral, on est un programme. Tu sais, c'est comme : "Moi, je ne suis pas un programme. Je suis un service essentiel." Tandis qu'un programme, tu coupes et on part d'autre chose, tu sais. C'est un non-sens. »

Quatre policiers travaillent à temps plein à Pikogan et deux sont des employés temporaires. Gerry Mapachee explique qu'ils sont sur appel de nuit à Pikogan et qu'ils doivent travailler souvent seuls.

« C'est d'avoir au moins deux policiers de soir, tu sais, les deux qui travaillent ensemble, pour que lorsqu'ils arrivent sur un appel, bien ils soient deux. Ils ne sont pas seuls même la semaine. Présentement, ils ne sont pas seuls les fins de semaine, ils sont deux le vendredi et le samedi, mais le reste du temps ils sont seuls quand ils répondent aux appels », déplore-t-il.

Par courriel, le bureau du ministre fédéral de la Sécurité publique a affirmé qu'il annoncerait des nouvelles positives concernant les services de polices autochtones dans les prochaines semaines. On précise par ailleurs que les communautés qui reçoivent du financement actuellement ne vivront pas d'interruption de service.

Des fonctionnaires contacteront les communautés tôt l'an prochain pour avoir ces discussions.

Les services de police autochtones sont financés à 48 % par le gouvernement provincial et à 52 % par le fédéral.

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