Le surintendant général de la mine Lapa, Christian Goulet, est venu discuter de la fermeture prochaine de sa mine au micro de Félix B. Desfossés.

Un texte d’Angie Landry

Tel qu’illustré dans La petite mine qui ne voulait pas mourir, Christian Goulet tenait à souligner l’ambiance familiale et la camaraderie qui règnent au sein de l’entreprise.

« Lapa, c’est un petit site. Les gens ont développé cette mine qui est de plus petite taille que les mines qu’on a dans la région habituellement et on a vraiment développé un esprit de famille entre les travailleurs. Ça a été une mine qui dès le départ, n’était pas une mine nécessairement très facile en raison des conditions de terrain. Les gens, depuis le début, se sont battus pour rendre cette opération rentable et qu’elle puisse durer plusieurs années », dit-il.

Et qu’est-ce qui fait que cette petite mine ne veut pas mourir?

« C’est devenu un running au travail! », affirme Christian Goulet en ricanant.

Quand Christian Goulet est arrivé en 2015, il sentait que les gens « avaient encore le désir de se battre ». Il soutient que les gens démontraient la volonté de continuer à aller chercher le plus de ressources possible.

Encore en activité

Jusqu’à aujourd’hui, il y a encore du minerai qui « sort de Lapa ».

« On a dû faire une pause au niveau de la production vers la fin de l’année 2017 […], mais bonne nouvelle, dans les prochaines semaines on devrait reprendre l’usinage du minerai de Lapa. Il nous reste encore quelques mois de production », dit Christian Goulet.

Les prochaines étapes de la mine avant la fermeture complète consistent ainsi à « étirer » la production jusqu’à l’été, environ en juin, pour ensuite passer au démantèlement des équipements sous terre et de fermer l’opération sous-terraine vers la fin 2018.

En 2019, Agnico Eagle souhaite amorcer la restauration du site en enlevant les bâtiments puis en procédant à la revégétalisation des terrains exploités.

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