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La réforme de l'aide sociale critiquée en Abitibi-Témiscamingue

La loi sur la réforme de l'aide sociale, qui impose des contraintes plus serrées aux prestataires d'aide sociale, s'attire des critiques en Abitibi-Témiscamingue.

Avec les informations de Sandra Ataman

La réforme va appauvrir les prestataires

Le Regroupement d'entraide des personnes assistées sociales de Rouyn-Noranda parle d'un recul majeur pour les droits des assistés sociaux.

Québec appauvrira des milliers de prestataires, selon l'organisme.

La loi 70 permet au gouvernement de réduire du tiers la prestation de base mensuelle de 623 $ des nouveaux demandeurs jugés aptes à travailler qui refusent d'entreprendre un parcours de recherche d'emploi.

Cette loi aura des conséquences importantes selon le professeur chercheur à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et président de la Piaule, Stéphane Grenier.

« Un chèque d'aide sociale, c'est 623 $ par mois et un loyer moyen à Val-d'Or c'est au-dessus de 470 $ par mois. Déjà, les assistés sociaux n'arrivent pas et doivent demander pour avoir de l'aide alimentaire ou d'autres types d'aides. Donc, c'est plonger ces personnes-là dans une plus grande précarité », croit le professeur Stéphane Grenier.

Luc Blanchette touchera les personnes aptes à travailler

Le ministre régional Luc Blanchette ne croit pas que les critiques soient justifiées.

Il affirme que cette réforme permettra aux personnes sans emplois de retrouver un travail ou de retourner aux études.

Il ajoute qu'elle touchera uniquement les personnes disponibles et aptes au travail.

« Nous, ce qu'on veut, c'est que pour les gens qui déposent une première demande à l'aide sociale, ce sont ces gens-là qui sont ciblés, on veut tout faire en termes de formation, en termes de stage, en termes d'intégration au marché du travail, on veut mettre des efforts, histoire d'éviter qu'ils soient toute une vie sur l'aide sociale. On veut mettre les efforts pour une première demande et est-ce un retour à l'école, est-ce que c'est de la formation sur mesure, on veut faire cet effort-là », a expliqué le ministre.

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