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La rentrée scolaire, un défi d’intégration pour les étudiants autochtones

Alors que la rentrée est derrière nous, l'intégration des étudiants autochtones demeure un défi. Ceux-ci doivent souvent quitter leur communauté pour poursuivre leurs études au secondaire, au cégep ou même l'université.

D’après une entrevue de David Chabot

Le directeur des campus de Val-d'Or du Cégep et de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Vincent Rousson, affirme que l’intégration est une étape cruciale pour les étudiants autochtones qui amorcent pour la plupart un retour aux études.

Il explique que la situation des étudiants autochtones se rapproche de celles des étudiants qui vont étudier quelques mois à l’étranger.

« Même s’ils sont déjà venus à Val-d’Or, que ce soit pour un tournoi d’hockey, de balle molle, ou encore pour venir magasiner, il n’en demeure pas moins qu’ils arrivent dans un milieu étranger, où ils doivent maintenant habiter ici à l’année. L’intégration se fait donc au niveau social et culturel et ce n’est pas toujours évident pour ces étudiants-là », soutient M. Rousson.

Obstacles culturels

En plus de devoir composer avec les défis scolaires, la maîtrise de la langue constitue un autre obstacle pour les étudiants autochtones.

Des efforts sont d’ailleurs mis sur le campus de l’UQAT à Val-d’Or, notamment par l’offre des services en anglais ainsi que par un support pour les étudiants, offert sous forme de mentorat, tutorat, ou par des professeurs du collégial ou de l’université. Certains cours peuvent même être offerts en anglais, souligne M. Rousson.

Entre 80 et 150 étudiants autochtones fréquentent l'établissement d'études supérieures.Au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, 20 étudiants sont inscrits au programme régulier, sans compter ceux inscrits aux programmes d'attestations d'études collégiales (AEC) offertes sur les communautés.

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