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La restauration-minute pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre

Des restaurants du Témiscamingue se tournent vers les plats-minute pour conserver leur offre de service et palier au manque de main d'oeuvre.

Avec les informations de Tanya Neveu

Le propriétaire du Caféier-Boustifo de Ville-Marie était confronté à deux choix : fermer son service de restaurant ou se tourner vers les repas-minute. Benoît Dessureault a choisi la 2e option.

Depuis plusieurs années, il rencontre des problèmes de recrutement de main-d'oeuvre.

Aujourd'hui, il assure seul la gestion et le service dans son commerce. C'est pourquoi il a diminué ses heures d'ouverture et qu'il s'est tourné vers les repas-minute.

Il offre depuis mardi des sandwichs et des salades pour emporter ou pour manger sur place. Ces repas sont préparés à l'extérieur de sa cuisine.

« Ça crée un achalandage qui financièrement est bénéfique pour moi, même si j'ai perdu les revenus de la nourriture. C'est un service qui est important pour moi dans mon offre globale », explique l'entrepreneur.

Faire autrement

Chez Eugène, on a vu dans la pénurie de main-d'oeuvre une opportunité.

Habituée de fermer ses portes l'hiver, entre autres en raison du problème de main d'oeuvre, la chef propriétaire du restaurant Marie-Joe Morin s'est inspirée de la nouvelle tendance des boîtes à cuisiner pour offrir ce service à la population du Témiscamingue.

Via le service Eurêka, c'est elle qui approvisionne le Caféier.

" Chez nous c'est prêt déjà, tu as seulement à le dégeler et le réchauffer et c'est prêt à manger. C'est des repas plus fins aussi", explique-t-elle.

Les deux propriétaires sont d'avis qu'il faut diversifier l'offre de services pour maintenir le cap.

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