Les propos du président du conseil d'administration de Goldcorp concernant l'avenir de la production de l'or suscitent des réactions dans la région. Dans une déclaration au journal Financial Post mercredi, Ian Telfer affirme que le monde a désormais atteint le sommet de la production de ce métal précieux et s'attend à ce que celle-ci diminue avec le temps.

Un texte de Boualem Hadjouti

L'argument principal développé par Ian Telfer est que les principaux gisements d'or que nous connaissons ont tous été découverts.

Si certains acteurs du monde minier partagent son avis, d'autres croient qu'on n'a pas encore exploré tous les territoires.

La directrice générale de l'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ), Valérie Fillion, n'est pas de cet avis.

« Quand j'entends des choses comme ça, je pense au fait qu'au Québec, on connaît à peu près 20 % du potentiel du sous-sol québécois. On n'a pas exploité en profondeur, dit-elle. Si on veut découvrir des gisements de classe mondiale, il faut aller explorer. »

Corporation aurifère Monarques plus nuancée

Le président et chef de la direction de la Corporation aurifère Monarques, Jean-Marc Lacoste, partage en partie l'avis de Ian Telfer.

Il rappelle que les ressources en or sont effectivement limitées, mais qu'il est encore possible de découvrir de nouveaux gisements.

« Pour vous donner une image, la totalité de l'or miné sur Terre ainsi que l'or que l'on connaît peut complètement entrer dans deux piscines olympiques. Ce n'est pas beaucoup d'or sur la planète, si on considère que l'être humain le mine depuis plusieurs années », fait-il savoir.

« On n'a jamais exploré les bas-fonds de l'océan, il y a de l'espoir de ce côté-là. Mais pour l'instant, de ce qu'on connaît, de ce qu'on a connu, l'or ne fait que diminuer en termes de teneur, ce qui nous prouve que les plus gros gisements ont été minés et de plus en plus, on s'en va vers des gisements à plus faible teneur, parce qu'on a éliminé nos sources d'approvisionnement », ajoute-t-il.

Toujours de la demande, selon Ressources Falco

Le président de Ressources Falco, Luc Lessard, affirme qu'il y a toujours une demande pour ce métal précieux.

Toutefois, de nouvelles découvertes ne seront possibles que si les investisseurs mettent la main à la poche.

« Il va y avoir des découvertes de grande taille, il va y avoir des découvertes qualifiées de niveau intermédiaire, mais il faut se rappeler que les très belles découvertes, c'est du passé », déclare Luc Lessard.

Selon Luc Lessard, les perspectives sont bonnes pour l'Abitibi-Témiscamingue, puisqu'il y a d'immenses territoires à explorer dans le nord.

Plus d'articles

Vidéo du jour


L'art d'être le parfait invité