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La santé du transport interurbain en autocar est plus fragile que jamais

Selon plusieurs transporteurs interrégionaux, l'industrie du transport en autocar est en déclin et plusieurs entreprises ont besoin d'appuis financiers pour venir compléter les revenus des ventes de billets. C'est le cas d'Autobus Maheux, qui a besoin du support financier des MRC pour maintenir toutes ces lignes en service.

Un texte de Piel Côté

Selon Pierre Maheux, il serait surprenant que son entreprise supprime toutes ses lignes sauf la plus payante, c'est-à-dire Montréal-Rouyn-Noranda.

Le directeur général d'Autobus Maheux répète toutefois que son entreprise ne peut soutenir à elle seule des lignes déficitaires. Elle a besoin de l'appui du milieu, soit les MRC, principalement.

Il faut savoir que le gouvernement triple l'appui que les MRC donnent aux transporteurs interrubains. Mais sans l'appui financier, il n'est pas impossible qu'Autobus Maheux réduise ses services un jour.

« On a déjà déposé des demandes de réduction de fréquences. Si les aides viennent, on ne les appliquera pas, si les aides ne viennent pas, c'est sûr qu'on va être obligé de réduire, peut-être pas totalement, mais de façon très importante, certaines fréquences sur certaines lignes », soulève Pierre Maheux.

Greyhound abandonne l'Ouest canadien

L'entreprise d'autocars Greyhound Canada, qui est le plus gros transporteur en Amérique du Nord, a jeté un pavé dans la marre cette semaine en annonçant qu'elle cesserait de desservir l'Ouest canadien dès le 31 octobre 2018. Tous les trajets situés à l'ouest de l'Ontario sont concernés, sauf la liaison Vancouver-Seattle.

Même si le transporteur n'a pas touché aux lignes québécoises et ontariennes, ça n'a pas empêché Greyhound Canada d'indiquer que l'achalandage a baissé de 41 % depuis 2010.

Selon le président d'Autobus Maheux, cette décision vient confirmer que la santé du transport interrurbain en autocar est très fragile partout au Canada.

« La décision de Greyhound réflète très bien la problématique que tous les transporteurs interurbains connaissent au pays. Donc la problématique qu'on retrouve en Abitibi-Témiscamingue, que nous vivons et celle que les autres transporteurs vivent n'est pas unique », souligne Pierre Maheux.

Les ceintures en autocars dès 2020

Par ailleurs, tous les autocars de moyenne et de grande taille construits à compter du 1er septembre 2020 devront être munis de ceintures de sécurité.

C'est ce qu'a annoncé Transports Canada mercredi matin, par voie de communiqué.

L'organisme affirme que cette proposition d'exiger des ceintures de sécurité dans les autocars est à l'étude depuis 2017.

Pour les transporteurs régionaux, l'impact sera à peu près inexistant. Pierre Maheux explique qu'une clause grand-père sera en vigueur pour les autocars qui sont déjà sur le marché.

« Dans les normes de construction de véhicules, en particulier dans les véhicules commerciaux de cette nature, les nouvelles obligations des manufacturiers ne sont jamais rétroactives », explique-t-il.

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