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La taxe sur l'hébergement de nouveau au centre des préoccupations

Au lendemain de la fondation de l'Alliance de l'industrie touristique au Québec, la question de la taxe spécifique sur l'hébergement demeure un enjeu dans le monde du tourisme de la région.

Avec les informations de Claude Bouchard

L'ancienne ministre du Tourisme, Dominique Vien, avait amorcé cet automne une révision du modèle d'affaires de l'industrie touristique et de sa gouvernance. Ces travaux comprenaient une réforme de la taxe, à laquelle la région avait adhéré en 2004.

La taxe d'hébergement est de 3 $ par nuitée en Abitibi-Témiscamingue. Environ un million de dollars sont ainsi amassés pour faire la promotion de la région. La proposition présentée par le gouvernement est de la faire passer à 3,5 % du coût de l'hébergement.

Au cours des prochains mois, les hôteliers et les pourvoyeurs de la région devront se prononcer sur l'avenir de cette taxe qui avait été instaurée sur une base volontaire.

« On voulait vraiment que ce soit les hôteliers qui décident, rappelle la directrice générale de Tourisme Abitibi-Témiscamingue, Randa Napky. La ministre Vien a accepté et nous devons passer au vote parmi les hôteliers de chaque région. La situation est la suivante : c'est 3,5 % ou zéro ».

Tourisme Abitibi-Témiscamingue, l'Association des hôteliers et l'Association des pourvoiries de la région sont en attente de plus de détails quant à la marche à suivre pour procéder à ce vote. On sait cependant que par le passé, l'Association des pourvoiries de l'Abitibi-Témiscamingue s'est opposée au pourcentage parce qu'elle vend des forfaits, donc ajouter 3 $ par forfait, était plus simple que d'avoir à départager quelle proportion de la vente est attribuable à l'hébergement.

Au ministère du Tourisme, on spécifie que la gestion du processus décisionnel dans les régions revient à chaque association touristique régionale. L'application de cette uniformisation va se concrétiser, pour les régions qui l'auront décidé, après la publication d'un Bulletin d'intention par le ministère des Finances.

Quel camp pour l'Association des hôteliers?

Le vice-président de l'Association des hôteliers de l'Abitibi-Témiscamingue, Jean-Pierre Frigon, croit, pour sa part, que ses membres n'ont pas choisi leur camp.

« Plusieurs régions ont dit être d'accord dans un processus qui va permettre d'expliquer, de comprendre ça, mais il y a plusieurs régions, dont l'Abitibi-Témiscamingue, Chaudière-Appalaches, qui s'interrogent sur la pertinence d'appuyer ou non le gouvernement dans cette démarche-là au moment où on se parle. On ne dit pas qu'on est contre, mais au moment où on se parle, les règles ne sont pas établies de façon claire, et les avantages surtout, pour nos régions respectives ».

Au lendemain du remaniement ministériel, il a été impossible d'avoir plus de précisions au cabinet de la nouvelle ministre du Tourisme, Julie Boulet.

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