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La vie et la réussite après les pensionnats autochtones racontées dans un livre

Dix sept anciens pensionnaires du pensionnat autochtone de Saint-Marc-de-Figuery, en Abitibi-Témiscamingue, racontent leur parcours de vie dans un ouvrage de l'auteur Bruno Sioui, Kapiicita8atc.

Un texte de Marc-Olivier Thibault

L'objectif de l'auteur est de mettre en lumière le parcours de résillience des anciens pensionnaires devenus aujourd'hui des modèles positifs dans leur communauté.

Il était de passage dans la région cette semaine pour leur remettre le livre en main propre.

Roy Cheezo

C'est le cas de l'algonquin Roy Cheezo, qui a vécu au pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery. Il tenait à participer au livre, puisque cela fait partie de son cheminement de guérison.

« C'est quand même un cheminement difficile où, parfois, j'avais de la misère à me considérer autochtone, même algonquin. Mais tranquillement, avec le cheminement, on retrouve des proches et on partage ensemble », explique-t-il.

Le livre raconte le retour aux études secondaires de Roy Cheezo, qui détient un diplôme universitaire aujourd'hui.

Molly Mowatt Kistabish

Il raconte aussi l'histoire de Molly Mowatt Kistabish, de son passage au pensionnat à sa participation à la création de l'école Migwan.

« En 1968-1969, j'ai terminé ma formation pour devenir professeure. Je suis revenue ici dans ma communauté, toujours dans l'idée d'ouvrir une classe et aussitôt, on m'a répondu et ç'a été la commission scolaire. Tout de suite ils m'ont dit oui », raconte-t-elle.

L'auteur Bruno Sioui tient à ce que le l'ouvrage soit lu, surtout par les jeunes.

Il considère que les 17 témoignages qu'il a recueillis mettent en lumière des modèles que les jeunes autochtones doivent connaître. « En même temps, on veut favoriser la lecture parce que la lecture favorise la réussite éducative. On veut favoriser aussi la lecture qui concerne des modèles positifs. »

Kapiicita8atc, qui signifie « Ce qu'ils ont fait », est disponible en Abitibi-Témiscamingue ainsi que partout ailleurs au Québec.

Le ministre québécois des Affaires autochtones Geoffrey Kelley a d'ailleurs informé l'auteur Bruno Sioui qu'il utilisera un montant de son budget discrétionnaire pour acheter quelques-uns de ses livres pour l'école de Pikogan.

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