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La zoothérapie pour favoriser l'approche en travail social ou en éducation

Les animaux sont de plus en plus impliqués quand vient le temps de contrer le stress ou l'anxiété. Il y a quatre mois, à l'école secondaire D'Iberville de Rouyn-Noranda, la direction intégrait la chienne Novak Horne dans les couloirs et l'enseignante responsable de l'animal a vu une grosse différence chez les étudiants qui souffrent d'anxiété de performance.

Un texte de Piel Côté

L'enseignante en adaptation scolaire Claudie Perron avait vu un reportage faisant état d'un chien dans un établissement de la protection de la jeunesse. Un an et demi après avoir entrepris les démarches auprès de Mira, elle se réjouit d'avoir apporté cet outil de travail supplémentaire à D'Iberville, puisque cette nouvelle approche a porté ses fruits, selon elle.

« Ça les apaise énormément quand j'arrive avec le chien, eux aussi se sentent responsables de Novak, donc ils s'en occupent et ça les responsabilise, ça les sécurise, explique-t-elle. J'ai beaucoup d'élèves qui font des crises d'anxiété et avec elle, la crise peut diminuer de plus de la moitié, parce que la chienne va se coller à eux, elle les apaise et après ça ils sont sécurisés. »

La présence de l'animal a également piqué la curiosité de plusieurs autres établissements scolaires dans la région. « J'ai reçu plein d'appels pour savoir comment je m'y étais pris et pour savoir qui contacter, alors beaucoup d'écoles sont très ouvertes à ça », indique-t-elle.

Dès le départ, Mme Perron a aussi voulu s'assurer que Novak ne devienne pas la mascotte de l'école. L'enseignante a bien mis ses balises et l'adaptation s'est faite tout en douceur.

« Les élèves ont su dès le départ qu'ils ne pouvaient pas l'appeler, la flatter en tout temps dans les couloirs et s'approcher d'elle en groupe, mais ils ont toujours été super respectueux », affirme Mme Perron.

Houblon arpente les rues de Rouyn-Noranda

Le travailleur de rue Alexandre Viau en est un autre qui travaille avec son chien afin de faciliter les contacts avec les gens dans le besoin.

Il est accompagné de son nouveau chien, Houblon, un berger australien. M. Viau a constaté avec les années que les gens étaient plus ouverts lorsqu'il avait son animal avec lui.

Selon lui, l'animal donne aussi l'occasion aux gens de penser à autre chose qu'à leurs problèmes.

« La personne ne veut pas nécessairement me demander de l'aide, mais elle m'aborde en sachant que je suis le travailleur de rue et tranquillement en jasant du chien, finit par me dire "ouin, je manque peut-être un peu de bouffe et je rush ces temps-ci", fait-il savoir, ajoutant qu'il croit que cette situation se répètera souvent.

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