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Lac-Simon bénéficie maintenant du travail des policiers-cadets

Quatre policiers-cadets patrouillent Lac-Simon à vélo cet été, une première pour la communauté. Pendant 10 semaines, quatre étudiants surveillent les lieux publics de Lac-Simon et créent des liens avec les jeunes.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

Leur travail les amène à faire de la prévention, à dénoncer des méfaits et à soigner des blessures mineures.C’est notamment le cas de Roxane Miancum-Lizotte, qui veut pour sa part devenir policière.

Elle vient tout juste de terminer sa formation en Techniques policières Premières Nations au Collège d'Alma.Cet été, elle est policière-cadette dans sa communauté.

Sa collègue, Vicky Penosway, ne souhaite toutefois pas devenir policière.

Cependant, elle aime travailler auprès des jeunes.

Objectifs de préventionL'objectif de cette patrouille est de réduire les méfaits sur les infrastructures de la communauté, indique le directeur par intérim du Service de police de Lac-Simon, Mathieu Leduc.« On avait eu des problématiques de méfaits et de consommation de « sniffage » de gaz, de consommation de stupéfiants. Donc le but, c'est de faire de la prévention au niveau des jeunes dans les parcs concernant ces problématiques-là », soutient-il.

M. Leduc explique que les cadets assurent aussi une surveillance des bâtiments extérieurs, afin de voir s'il y aurait eu des bris ou du flânage.Deux équipes de deux policiers assurent le service de 7h à 21h du lundi au vendredi.Si un programme de financement le permet, le projet sera répété l'an prochain.Pour écouter le reportage complet :

Des événements qui ébranlentRoxanne Mianscum-Lizotte a toujours voulu exercer le métier de policière, mais les interventions policières tragiques qui sont survenues dans sa communauté au cours des dernières années l'ont ébranlée.

« J'étais au collège quand tous ces événements-là se sont produits. Ma formation était supposée se faire en un an, mais j'ai décidé de la faire en deux ans parce que je trouvais ça trop dur. Je faisais de l'anxiété. Des fois, j'étais obligée de sortir de ma classe parce que j'hyperventilais », a-t-elle raconté.Remise de ses émotions, Roxanne est maintenant prête à franchir la dernière étape pour exercer son métier, soit terminer sa formation à l'École nationale de police du Québec à Nicolet.« Mon rêve c'est d'aider les gens et d'être un modèle pour ma communauté, pour les femmes », confie-t-elle.

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