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Lac Simon passe à l'action pour protéger le caribou de Val-d'Or

La communauté Anishnabe de Lac Simon, en collaboration avec les Premières Nations de Kitcisakik et de Long Point, entreprend des actions pour sauver la harde de caribous forestiers de Val-d'Or.

Avec les informations de Karine Mateu

Elle bénéficie d'une aide financière de 1,2 million de dollars sur cinq ans du gouvernement du Canada pour mettre en place des mesures de conservation.

Ces mesures comprennent, entre autres, différents projets de recherche destinés à évaluer l'efficacité des stratégies de rétablissement.

« À partir de ces secteurs prioritaires-là, qu'on va identifier avec l'aide du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, on veut cibler, notamment, des chemins forestiers qui vont être fermés et reboisés. C'est dans le but de pouvoir créer des massifs forestiers, parce qu'on sait que les massifs c'est ce qui permet au caribou d'occuper un territoire qui est plus sécuritaire pour lui, qui est moins visité par les prédateurs et qui permet de diminuer la mortalité par prédation », explique Geneviève Tremblay, biologiste pour le Conseil de la Nation Anishnabe de Lac Simon.

Appui des ministères

Par ailleurs, les mesures seront mises en place par les Premières Nations avec l'appui d'Environnement et Changement Climatique Canada, mais aussi du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec.

« On travaille en partenariat avec eux parce qu'effectivement, il va y avoir des contraintes à la fermeture de chemins et on va devoir faire face à ces contraintes-là et essayer de trouver des façons de concilier les intérêts de tous pour arriver à offrir le meilleur pour la harde et faire la différence pour qu'elle puisse survivre », indique Mme Tremblay.

Toujours des chances de survie

En effet, selon la biologiste, la harde de caribous de Val-d'Or, qui compte 18 invidus en ce moment, peut survivre.

« Il y a des exemples ailleurs au pays où des populations parfois complètement éteintes, ont été réintroduites et qui se maintiennent, affirme-t-elle. Tout dépend des volontés et de jusqu'où on veut aller dans nos efforts, mais c'est clair que c'est possible de le faire. »

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